‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 138 sur 473 · P« 103, n. 1» P- IqL "• 2- gauf exceptions, p. 97, n · texte numérisé non relu

P« 103, n. 1» P- IqL "• 2- gauf exceptions, p. 97, n

BMIETTEMENT DES FORMATIONS MILITAIRES. ii7

tité d'ailes ou de cohortes ont été mises au même rang d'honneur que les légions, et beaucoup de ces dernières ne sont sans doute que d'anciens corps auxiliaires promus en dignité1. Car, maintenant que la légion ne vaut plus que pour quelques centaines d'hommes, ce qui est l'effectif habituel d'une cohorte ou d'une aile2, à quoi bon établir une différence entre deux groupes de combattants soumis aux mêmes disciplines et aux mêmes dangers 3?

Toutes les habitudes du passé romain se perdirent, en cette fin du quatrième siècle, avec une étonnante rapidité. Des païens ont accusé Théodose d'avoir été, pour l'armée romaine, l'homme néfaste4; et je suis tout prêt à les croire. Les plus vieilles et plus solennelles appellations des corps d'armée tendent à disparaître : on dirait que pour un empereur chrétien les mots de légion, de cohorte, et les épithètes honorifiques ou ethniques qui les accompagnent, renferment une tare originelle, ce qui, après tout, était vrai, puisque ces mots rappelaient le culte des aigles ou des sangliers5. A leur place on préfère

1. Cf. p. 94, n. 2, p. 101, n.2, p. 114, n. 5. Et voir la confusion des titres, p. 93, n. 4.

2. D'une cohorte ou^d'une aile à l'époque originelle; cf. t. IV, p. 136.

3. Et ne pas oublier que bien des Romains servent dans les auxiliaires (p. 77, n. 3), sans doute bien des Barbares dans les légions, et que l'armement légionnaire va se rapprochant de celui des auxilia (p. 112-3).

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