Cf. Ammien, XIV
5. Cf. p. 54, n. 4 cl (i. p. 1X3, n. 2 cl 3, p. 221, n. 7, p. 222, n. I.
fi. P. 1S7, n. 0. Pour les courriers, Paulin, Qpisl., I, 11; 5, 22; 12, 12.
7. Il est très probable que le voyage que Sidoine fait faire à son livre, de Clertnont à Narbonne (Carm., 24; cf. t. V, p. 9.1, n. 6, t. VI, p. 345, n. 4, ici, p. 1X7. n. 5), avec gltofl d'étapes dans des domaines de grands seigneurs ses amis, «st la paraphrase poétique d'un voyage fait par lui-même ou par ses courriers.
S. Rulln d'Kauze (Claudien, In liujlnum, IL, 76-77), stipatur sociU circumque arrnata clientum agmina privatis ibant famulanlia signis : ce sont les bucellarii de plus lard. Remarquez l'expression de privata signa, qui, si elle n'est pas liitéraire, peut signifier que les grands seigneurs avaient leurs enseignes ou leurs bannières.
à la façon de ceux de l'empereur; mais en tout cas quelquesuns étaient armés d'arcs et de ilèches', et on en avait recruté chez les Barbares2.
Ainsi, la Gaule revenait au temps des Celtes et des Belges, où un Dumnorix tenait tète à l'autorité publique ou la captait à son profit 3, et l'Empire, par une dernière faillite de son autorité, laissait reprendre vigueur aux plus néfastes pratiques de l'indépendance. Un riche propriétaire arrivait même à se faire prêter des soldats par le commandement militaire le plus proche'. Il avait ses prisons, où il n'enfermait pas que ses esclaves5. S'il faisait la chasse aux brigands, il ne les remettait pas toujours aux mains des fonctionnaires de l'Etat, et il entrait parfois en composition avec eux, pour la restitution ou même le partage du butin6. Des impôts assez lourds frappaient ses biens7 : mais il s'arrangeait mieux que les bourgeois pour les payer à sa guise8, et l'empereur Julien disait que les remises d'arriérés, fort en honneur sous l'Empire, ne profitaient qu'aux plus riches9.
11 était rare qu'un sénateur se détachât des affaires publiques. Par intérêt, ambition ou devoir, il entrait dans la carrière civile, qui du gouvernement provincial menait à la préfecture du prétoire10. Je dis par intérêt, parce que ces fonctions lui
1. Cloudien, ib., 77 et s.; cf. Synésius, De regno, § 15, P. Gr., LXVI, c. 1097.
2. Claudien, ibidem. Évidemment, lesGotbs ont dû surtout fournir les éléments de celte garde privée; voyez Synésius, ibidem, et tout le paragraphe.