Ici, p
6. Ajoutons, mais pour une époque qui nous échappe, la mainmorte des monastères, sur laquelle nous avons un texte très curieux de Zosime(pour la date de 400, et pour Constantinople, V, 23, S) : To 7roXù |iipo;Tf,ç yr,ç (ôxeiwffav-ro, etc. A Ligugé et h Marmoutier (t. VII, p. 254 et 257), la propriété du terrain a pu j lise de la civilus, Poitiers ou Tours (cf. p. 158, n. 3).
revenus pour entretenir le culte et le prêtre \ Les uns reçurent, sur-le-champ, par mesure d'Etat, le patrimoine des anciens temples du lieu, et tel domaine passa, sans carence de propriétaire, d'un dieu païen à un saint chrétien, celui-ci héritant tout ensemble du temple pour les cérémonies et des fonds pour le service 2. Les autres furent généreusement pourvus par les Chrétiens de l'aristocratie : Sulpice Sévère ou Paulin, en fondant des églises sur leurs terres, leur attribuèrent certainement, en usufruit illimité ou en toute propriété, un domaine foncier d'étendue convenable8; et ils ne se privèrent pas davantage de multiplier les libéralités à l'endroit des églises existantes, en particulier des cathédrales de cités*. Mais en attirante soi, par cette double voie, et la fortune des temples, qui était considérable, et les terres des clarissimes, qui étaient rois par tout l'univers, l'Eglise ruinait par sa propre richesse l'Etat et les villes tout ensemble : car ses biens étaient exempts des impôts publics5 et soustraits à la régie6 ou aux charges des cités7; et voilà, par défection de contribuables, un fardeau de plus sur les malheureux décurions. La mainmorte ecclésiastique venait à son tour resserrer le cercle de misères autour de la vie municipale ut de la moyenne propriété8.
Quelques bonnes mesures furent prises par les empereurs. Julien rendit aux temples et au contrôle des curies les biens
1. Cf. p. 314 et s., en particulier p. 315, n. 4; cf. ici, n. 3.