Pour tOUt ce qui suit, p. 50-.'il
.">. Not.dign., Oee„ 11,72-73 (procurator bafii Telonensis et Narbonensis). CI', p. 51.
0. Cf. t. V, p. 245, n. 7, p. 133, n. 2, t. I, p. 407. Sur les pécheurs de pourpres, voyez p. 172, n. 2. — Le linyflum de Vienne (p. 51, u. 2) travaillai! peut-él outre le lin, le chanvre du Dauphiné.
d'armes d'Argenton en Berry1 fait songer à la célébrité plusieurs fois séculaire des riches ferrières et des puissants fourneaux bituriges2. A Autun, à Mâcori, où l'on fabrique des balistes, des flèches, des boucliers et des cuirasses3, on avoisine les bois d'exploitation du Morvan et les gisements de fer de la Puisaye*, et l'on peut s'inspirer encore de la tradition des bronziers éduens de hibracte ou du Nivernais 6. C'est à Tournai en Flandre que se trouve l'une des plus grandes fabriques d'étoffes pour le compte de l'Etat', et les gens de Flandre et de Hainaut passaient depuis longtemps pour les principaux des peuples drapiers de la Gaule7. Les pires malheurs avaient pu traverser cette Gaule, mais ils n'avaient détruit ni ses mines ni ses pâturages : et au premier retour du repos, les richesses de son sol appelaient de nouveau l'industrie des hommes aux lieux familiers où leurs ancêtres avaient pris l'habitude du travail8. En dehors de ces fabriques impériales, je n'aperçois que deux espèces d'industrie qui aient pu créer quelques maisons à production intense et à relations étendues : la céramique des vases à boire, avec décors et légendes appliqués à la barbotine9; et mieux encore, la verrerie fine avec ses innombrables objets de table, de tombe, d'ornement ou de culte10.