‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 311 sur 473 · Cf. t. VI, p · texte numérisé non relu

Cf. t. VI, p

S. T. VII, p. 206, n. 4. Voyez sa rencontre à Besançon avec un philosophe cynique, qui parait venir d'Orient (Epist., 38 = 26, Bidez et Cumont). — Ajoutez les troupes de danseurs ou d'histrions (ici, p. 231, n. G, p. 282, n. 3).

prédécesseur avait appelé en Gaule le fameux Proérésius, un des premiers rhéteurs grecs qui eussent fait profession de Christianisme1 ; et lorsque Gratien leur successeur voulut avoir dans les Alpes une ville à son nom, il habilla ce nom à la grecque, et ce fut Gralianopolis, Grenoble2.

Les familles comme les villes recherchaient les noms grecs. Il y a beau temps qu'ils ne sont plus le monopole des esclaves ou des petites gens3. Les professeurs d'Autun que nous connaissons, Glaucus ou Eumène4, sont désignés par des mots de la langue hellénique; et c'est aussi le cas de la moitié des maîtres bordelais5. Ausone, parmi les membres de sa lignée, en voit un tiers qui portent des noms grecs6. Il n'est pas jusqu'aux derniers des dieux païens qui ne consentent à s'appuyer sur des vocables attiques : le vieux Bélenus gaulois 7 s'entoure de prêtres et de dévots appelés Phœbicius ou Delphidius", comme si le patronage hellénique lui vaudrait une suprême chance de survie.

A plus forte raison, le grec s'était fait sa place dans les Universités. Près de la chaire du grammairien latin est celle du grammairien grec, dont le titulaire était souvent quelque Oriental, cherchant dans les écoles gauloises à gagner son pain'V^Cela réussit à quelques-uns. A Bordeaux, le Syracu-

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