‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 314 sur 473 · T. VI, p · texte numérisé non relu

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4. T. VII, p. 59-60, 68, 924)5, 113-114, et les renvois de la note suivante.

5. Paneg., II et III (t. VII, p. 50, n. 9, p. 59, n. 4). Sans doute du même auteur, rnagister Mamertinm. — Le Panégyrique V, à Constance, est très certainement d'un professeur d'Autun (V, 21; t. VII, p. 93, n. 3). — Le Panégyrique IV d'Eumène (t. VII, p. 93, n. 3) est en réalité un discours prononcé devant le gouverneur de province lors d'une tournée officielle (n. 8).

6. Paneg., VI, VII, VIII, IX (t. VII, p. 102, n. 7, p. 104, n. 4 et p. 106, n. 7, p. 116, n. 2, p. 111, n. 3) : peut-être d'un môme auteur, dans ce cas sans aucun doute un professeur d'Autun (VII, 23; VIII, 3). — Panegyr., X, discours de Nazarius, celui-ci n'étant pas d'Autun (t. VII, p. 133, n. 8).

7. Paneg., XI; Panégyrique de Mamertin (cf. p. 247, n. 2) : il est possible. mais nullement certain, que Mamertin soit d'Autun.

8. Il s'agit d'Eumène, auteur du quatrième discours (pro restaurandis scholis; Paneg., IV). Son aïeul, originaire d'Athènes, célèbre comme rhéteur à Rome, avait ensuite enseigné à Autun jusqu'à plus de quatre-vingts ans, sans doute au temps des empereurs gaulois. L'école avait disparu dans la catastrophe du temps de

qui la remettrait au pinacle1. Reconstruite et bien dotée2, elle devint pour ainsi dire la confidente ou l'interprète du palais impérial 3. Car, dans ces harangues officielles qu'on demandait à ses maîtres, sous cette rhétorique pompeuse et apprêtée, mais aux termes choisis avec un art infini, se dissimulaient d'ordinaire des pensées inspirées par le souverain, l'exposé de sa politique, l'apologie de ses actes. Un panégyrique de rhéteur autunois ressemble un peu à une déclaration de chef d'Etat. Par la bouche de l'orateur qui lui parlait, l'empereur s'adressait à l'opinion publique *.

La renommée, après Constantin5, passa à l'Université de Bordeaux, de date beaucoup plus récente6, une parvenue dans la vie intellectuelle7. Peut-être les empereurs ne l'ont-ils pas encouragée, autant que celle d'Autun, par les faveurs officielles : elle était si loin de Trêves! Mais la ville de Bordeaux eut à cœur de la soutenir elle-même, en y attirant les étrangers, en adoptant les plus dignes d'entre eux8, en retenant les plus

Tétricus en 269 (Pan., IV, 17; cf. t. IV, p. 589).— Il restait encore, lorsque Eumène prononça son discours, en 297, un survivant de ce temps, Glaucus (Pan., IV, 17). — Le discours suivant de la série (Pan., V) n'est certainement pas d'Eumène cf. t. VII, p. 93, n. 3, ici, p. 259, n. 5.

1. Sur Eumène comme moderator de l'école, ici, p. 248, n. 6, t. VII, p. 93-4.

2. Grâce à Eumène; ici, p. 248, n. 6, I. VII, p. 91, n. 5, p. 94, n. 2.

3. C'est peut-être ce qui explique qu'elles aient une valeur historique bien supérieure par exemple aux discours de Libanius; cf. t. VII, p. 181, n. 1, ici, p. 278.

4. Voyez aux passages indiqués p. 259, n. 4, 5 et 6, et p. 12-13. — Le rôle de l'évêque Rétice (t. VII, p. 128-9) se rattache peut-être au prestige de l'école d'Autun.

5. Sans doute la participation d'Autun à l'usurpation de Maguence en 350 (t. VII, p. 150, n. 3) conlribua-t-elle à la décadence de son école.

6. Elle a dû être créée ou restaurée sous le premier Constance, puisque Ausone, né vers 310, semble y avoir reçu ses premières leçons (Profess., 13,2; 9, 10).

7. Peut-être la vogue lui vint-elle surtout de l'enseignement du Bordelais Tiberius Victor Minervius, Burdigalx columen (Ausone, Prof., 2, 1). Il a dû y professer dans sa jeunesse, dès 325-330, puisqu'il a été le maître d'Ausone; il alla ensuite enseigner à Constantinople [donc après 330], puis à Rome, et enfin il revint sans doute reprendre sa place de professeur dans sa ville natale, où il tint dans la société le plus haut rang. Il mourut à soixante ans. Jérôme place son enseignement à Rome vers 353, ce qui est trop tardif; ad a. Abr. 2369; Ausone, Prof., 2. — Ajoute/, comme propagateur du renom de Bordeaux, le panégyriste Nazarius en 321 (t. VII, p. i:i:t, n. ,8; ici, p. 202, n. 3).

illustres de ses fils1. Il s'y fonda ainsi de véritables dynasties de professeurs2, et l'école y devint, pour les meilleurs de ses fidèles, la maison qu'ils ne quitteront plus, tour à tour écoliers et maîtres, et, à la fin, dans les heures de la retraite, entourés par l'admiration respectueuse des collègues qu'ils avaient formés et qui les avaient remplacés3. Aussi la Gaule, d'elle-même, finit par aller aux lettrés de Bordeaux; et si l'école girondine4 ne fournit jamais au palais des rhéteurs souples et avisés à la façon de ceux d'Autun, elle eut la gloire d'y élever un empereur, lorsque Valentinien confia à un maître bordelais, Ausone, l'éducation de son fils Gratien, déjà proclamé Auguste5. — Il nous faut bien revenir souvent sur cette personnalité d'Ausone : car il a vécu plus de quatre-vingts ans, et, né alors que Dioclétien existait encore, il a correspondu avec Théodose. Sa vie se confond presque avec la durée du siècle. Or, il a enseigné et écrit pendant soixante ans, et, chose rare, il a parlé surtout des hommes de son temps et des choses de la Gaule. Bordeaux, comme avait fait Marseille sous Auguste6, échangeait donc la richesse commerciale pour le rôle intellectuel ; de place de commerce il devenait ville d'études ; des centaines de jeunes gens passaient par son école7, et ses maîtres défrayaient la chronique du siècle8.

1. Minervius, p. 260, n. 7; Ausone, qui, après sa carrière à la Cour, revint à Bordeaux (cf. p. 373, n. 3); cf. p. 269, n. 2, p. 244, n. 5. La très grande majorité des maîtres de l'école bordelaise paraissent originaires de la cité (cf. Prof., 21).

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