T. VI, p. 163; t. II, p. 272 et s
6. Il faut toujours excepter Ammien Marcellin, encore qu'il y ait chez lui des faits regrettables de compilation maladroite. Mais voyez Aurélius Victor et VEpilome de Gœsaribus (édit. Pichlmayr, 1911) et Eutrope (édit. Droysen, 1879, dans les Monumenta Germaniœ). Tous ces écrivains sont d'ailleurs étrangers à la Gaule. Je laisse de côté le Grec Eunape, incontestablement supérieur (il n'en reste que des fragments; c'est la source principale de Zosime; cf. Mendelssohn dans l'édit. de ce dernier, 1887, p. xxxv et s.). — Il est probable que les professeurs des écoles s'occupaient tous plus ou moins d'écrire des livres ou des manuels d'histoire. Dans l'entourage d'Ausone, en dehors d'Aléthius, dont la biographie de Julien a pu être une chose sérieuse (p. 262, n. 3), Axius Paulus le Saintongeois cultiva historiam, mimos, carmina (Epist., 14, 22). Mais j'ai peine à croire que ce fût besogne de science. Et on en dira autant des résumés d'Ausone (p. 252, n. 3). Sur l'œuvre historique d'Hilaire. p. 280, n. 3.
7. Les anciens grammairiens cités par Ausone sont, outre Varron (p. 252, n. 5), Scaurus, Probus, iEmilius Asper, Cratès de Pergame et Glaranus (Prof., 21; Epist., 18); mais il est possible qu'on répétât ces noms sans connaître les œuvres.
en droit et en philosophie i : elle ne vit que des résidus du passé2.
Ceux qui veulent du nouveau en matière d'industrie, se bornent à étendre le champ d'action des procédés alors connus. Si populaire que soit maintenant la verrerie, elle n'invente aucune pratique3. L'argent des riches leur permit d'avoir des fantaisies inédites, mais elles n'eurent d'original que leur énormité. Ils obtinrent, par exemple, des flûtes, des lyres, des orgues de dimensions colossales4 : mais rien ne prouve qu'on ait découvert pour elles des combinaisons neuves de sons ou d'harmonies. Les architectes n'hésitaient pas, au moins sous Dioclétien et Constantin, à élever des édifices de grandeur prodigieuse, thermes ou basiliques5 : mais ils ne faisaient que continuer les routines du métier, et de mauvaises langues disaient que ces constructions étaient vouées à une ruine très rapide6. De fait, en dehors d'Arles7 et de Trêves8, il reste surtout des remparts de ce que les Gaulois ont alors bâti dans leurs villes 9 ou leurs campa-
1. Ici se place la question, si le commentaire des Institutes de Gaius (Interpretatio Gaii; en dernier lieu, chez P. Fr. Girard, Textes de droit romain, 5e éd., 1923) est d'origine gallo-romaine. 11 a été découvert par Châtelain dans un manuscrit de la Bibliothèque du Grand Séminaire d'Autun (Revue de philologie, XXIII, 1899, p. 169 et s.) : mais, comme le pense justement Châtelain, rien absolument ne prouve qu'il ait une origine autunoise. D'autre part, il n'y a pas le moindre indice, à Autun ou en Gaule, d'un enseignement suivi du droit, et ce commentaire implique plus d'études juridiques que ne devaient en comporter les quelques notions d'école (p. 250, n. 3). Il conviendrait infiniment mieux à \'auditoriumjuris de Rome (p. 251, n. 3). Contra, Mommsen, Ges.Schr., II, p. 429-430 (écrit en 1899).
2. Cf. p. 252 et s. — On peut même ajouter en religion, si l'on songe à l'incroyable abus que la poésie chrétienne fit des centons virgiliens (ici, p. 276, n. 3); Jérôme, Ëpist., 53, § 7, P. L., XXII, c. 544 (Virgiliocentonas).