‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 454 sur 473 · T. IV, p · texte numérisé non relu

T. IV, p

8. Je ne trouve pas trace d'un souvenir vivant de Munatius Plancus au iv" et au

T. VUl. — 24

les Lyonnais savent, et sauront encore dans quinze siècles, les actes héroïques de Blandine la martyre, de Pothin et d'Irénée les évoques1. Les fêtes des anniversaires politiques ont perdu leur vogue devant la popularité grandissante des anniversaires de basiliques et des saints municipaux2. Le temps est très proche, où ces communautés chrétiennes brûleront toutes du désir de trouver, à l'origine de leur existence, un apôtre envoyé par le Christ3. Quand, dans quelques années, le diocèse et la ville de Paris partageront respect, prières et obéissance entre saint Denys, le mystérieux et lointain fondateur de l'Eglise4, saint Marcel, l'évêque vivant et actif qui la gouverne5, sainte Geneviève, qui la sauvera et la sanctifiera par ses miracles6, que de motifs d'amour, d'orgueil et de piété pour tous ceux qui portent ce nom de Paris! Et cette petite patrie chrétienne exercera sur les âmes un pouvoir aussi fort que l'avait exercé la peuplade gauloise de jadis, aux jours où elle résistait au Romain Labiénus7.

v* siècle, même chez Sidoine Apollinaire, qui était d'origine lyonnaise, et qui ne cite du passé romain de la ville que les vins dénommés du pagus Antonius, qui lui font songer au triumvir (t. IV, p. 52, n. 7), nomine pagi quod posuit nostris ipse triumvir agris (Carin., 17, 17-8).

Page 1