‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 66 sur 473 · Cf. p · texte numérisé non relu

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2. Gynœcia (ateliers de femmes), au nombre de 0, ayant ehacun à sa tête un procurator, à Arles, Lyon, Reims, Tournai, Trêves, Autun (transfère à Metz, sans doute sous Théodoset; un linyfium à Vienne (cf. p. 104, n. 6); trois groupes de barburicarii sive argentarii (cf. t. V, p. 246, u. 5) sous les ordres d'un prœposilus, à Arles, Reims et Trêves; Not., Occ, 11, 54-39, 62, 75-77. Allusion à ces ateliers de Trêves chez Ausone, Ordo urbium, 31 : Imperii vires quod alit, quod vestit et armât.

3. Procurator bajii Telonensis et Narbonensis; id., 11, 72-73 (cf. p. 194).

4. D'abord, plusieurs gynœcia à Trêves sous les ordres d'un seul procurator. Puis, un procurator gynœcei, dont il est dit Vivarensis Melti translata anhelat, où l'on a corrigé Arelate : l'atelier, de Viviers, aurait été transféré à Metz, et de là à Arles, ce qui est possible, les gens du Midi ayant pu réclamer contre ce transfert à si longue dislance; mais l'interprétation anhelat dans le sens de « est en ruine », qui a paru hasardée, est conforme à la langue de l'époque; Not., Occ, 12, 26-27.

5. Dans les trois villes, sans aucun doute en tant que lieux de rassemblement militaire, d'Amiens (cf. t. VI. p. 457, t. VII, p. 238-9), de Reims (t. VII, p. 187-8. et 237, n. 1) et de Trêves : spatharia et scularia en une ['?] fabrique à Amiens, spalkarii à Reims, scularia et baliataria en deux [?] fabriques à Trêves; ajoutez une fabrique indéterminée à Soissons, dont c'est la première trace dans la vie militaire des derniers temps de l'Empire; Not., Occ, 9, 34-39. Allusion aux fabriques de Trêves chez Ausone, ici, n. 2.

6. Il semble qu'il y ait deux fabriques, l'une seulement de boucliers, l'autre de cuirasses et balistes, loricaria [pour fantassins], balislaria et clibanaria [pour cavaliers]; Not., Occ, 9, 33-34. C'est l'héritage des plus anciens ateliers d'armes connus de la Gaule; ici, p. 195, n. 5.

7. La seulemanufacturede flèches connue en Gaule [Matiscoiwnsis sagittaria; 9, 32).

8. Peut-être le centre de fabrication le plus important, et à cause des mines du fierry (cf. p. 191-5) : Argentomagensis armorum omnium; Not., Occ, 9, 31.

Mais bien plus nombreux que les manufactures d'Etat, s'élevaient les entrepôts et caravansérails publics; et il faut insister sur les uns et les autres, si l'on veut connaître quelquesuns des traits les plus singuliers et du régime impérial et du sol de la Gaule romaine. L'Etat tendait de plus en plus à ressembler à une formidable métairie : la moitié de ses revenus provenait des terres du prince l ; une bonne partie de ses impôts lui était livrée en nature2; il payait ses fonctionnaires, et même ses professeurs, en bons de pain ou de blé ou en sommes équivalentes à des rations de nourriture3; s'il faisai voyager à ses frais ses troupes ou ses agents, il se chargeait de les nourrir aussi bien que de les transporter4; lorsque Constance convoquait les évêques à un concile, il leur offrait, outre la voiture, le logis et le couvert5. Pour héberger tout ce monde, pour abriter toutes ces provisions et tous ces véhicules, on avait bâti en pleine campagne, aux gîtes d'étapes ou aux lieux de relais sur les grandes routes militaires6, d'énormes édifices7 qui tenaient tout à la fois du magasin, de l'hôtellerie, de la caserne et du bureau de poste. Ici, c'étaient les écuries et les remises; là, les caves et les greniers8; ailleurs, les dortoirs où les chambres pour les hôtes de passage. Un personnel nombreux y

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