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OONSKiJLKNCHS DE LA BATAILLE POlll LA GAULE. 87
niors, des amus de chariots et d'armes, s'entassaient aux abords <]u camp '. Je ne crois pas que depuis l'origine de Rome, aucun imperalor eût encore fait, en si peu d'heures, une œuvre de " destruction aussi formidable.
Les êtres vivants et les plus belles choses furent réservées pour le butin légitime et pour le triomphe ^ Le reste, réuni en monceau, forma un trophée colossal que l'on offrit aussitôt aux dieux de la victoire. L'armée se rangea alentour, en costume de guerre et couronnée de fleurs. Marins s'approcha, vêtu du manteau de pourpre, tenant la torche allumée et l'élevant des deux mains vers le ciel. Mais soudain arrivèrent, bride abattue, des messagers de Rome, apportant au général la nouvelle de son cinquième consulat. Et, au milieu de la joie et des acclamations de tous, l'énorme bûcher s'enflamma.
Les uns après les autres, les vainqueurs et leurs amis reçurent leur récompense. Marins était continué dans la magistrature souveraine ^ Chacun de ses soldats put espérer sa part d'esclaves et de butin \ A la cité de Marseille, qui avait rendu les plus grands services, le général abandonna la propriété ou l'usufruit du canal du Rhône, avec le droit d'y lever des taxes à la montée et à la descente ^ ; peut-être de nouvelles terres lui furent-elles données dans la vallée de l'Arc ^ Les Séquanes obtinrent ou gardèrent le titre d'amis ^ Rome recouvrait au delà des .Alpes ses alliances et son prestige.