Cf. t. II, p. 331, n
6. On peut ajouter les manœuvres de Pompée, et il ne serait pas impossible que son hivernage dans le Midi (74-73) et ses passages en 77 et 71 eussent été en partie employés aux affaires de la Gaule indépendante (cf. p. 110, 116-7).
138 CELTILL L'ARVERNE.
Carnutes et les Séquanes : par égard pour les familles consacrées, on laissa la vie, Ja liberté et la fortune aux rois déchus et à leurs héritiers, ce qui amènera plus tard de nouvelles révolutions *. Là, quelques puissants seigneurs se frayaient la roule vers la tyrannie, en répandant leurs largesses sur la multitude et en louant des mercenaires : ce fut le cas de Dumnorix chez les Eduens, d'Orgétorix chez les Helvètes^; et peut-être déjà, chez les Arvernes, le parti monarchique tournait-il ses espérances vers le fils de Celtill '.
Chacune de ces secousses fit sentir son contre-coup hors des frontières de la cité. Un prétendant au titre royal liait partie avec les ambitieux des peuplades voisines qui voulaient l'imiter : Orgétorix l'Helvète, Dumnorix l'Eduen, Castic le Séquane, se prépareront bientôt à usurper le pouvoir dans leurs patries respectives*. Et, pour faire obstacle aux complots, les grands des différentes cités échangeaient des messages ou concluaient des traités ^
Ces luttes de partis n'avaient pas mis fin aux rivalités entre peuplades. Elles survivaient à la rupture des empires, et plus d'une fois après la mort de Celtill, les nations voisines en vinrent aux mains, ^^es Eduens et les Séquanes se disputaient les bords de la Saône, et le désaccord dégénéra en combats violents ^. Les Rèmes se détachèrent des Sucssions \ les Parisiens des