César, II, 3, [i; cf. p
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Sénons', et jo doute que la cliose se soit passée sans bataille.
Dans ces conflits encore, les nations bellij^érantes ne demeuraient point isolées : les cités ou tribus clientes prenaient parti pour elles. Contre les Éduens, les Séquanes eurent l'appui des Arvernes'-. Et derrière ces trois peuples, il y eut leurs vassaux, leurs frères et leurs amis : Bellovaques, Bituriges et Sénons, à la suite des Éduens^, Carnutes, Rutènes, Cadurques et Cabales, à la suite des Arvernes \ La lutte fut alors d'un bout à l'autre de la Caule, et la bataille, presque à toutes les frontières de cités ^
Ce fut, dans ces années, une inextricable confusion de querelles, de ligues et de complots. Tandis que l'ensemble des nations se partageaient en alliées des Eduens et alliées des Arvernes % chacune de ces nations avait ses amis du sénat et ses amis' de la royauté \ Dans les villes, les villages et les maisons mêmes, on ne vivait plus qu'au milieu de disputes ^ Agités, bavards, absolus dans leurs idées, passionnés pour le discours, ardents à vouloir convaincre, les Gaulois apportaient dans leurs discussions et leurs haines la même ardeur combative et comme un besoin de s'entre-déchirer^
La misère grandissait à la faveur de ces troubles. C'était le temps des proscriptions politiques et des violences privées. Après la fin de chaque querelle, la vainqueur chassait ses adversaires ou confisquait leurs biens '". Aucune loi ne pouvait