César, V, 49, 7; cf
5. Le chiffre complet était de G200 depuis Marius (Festus, p. 336, M.). Au bout de quatre ans de campaj^ne, la XllI® légion, levée avant 54, sans doute en 57 (V, 53, 0), renfermait encore 5000 hommes (Plutarque, César, 32; Pompée, 60- Appien, Civ., Il, 34, 136; cf. César, De b. c, I, 7, 7). Les recrues servaient d'ordinaire à former de nouvelles lijgions (I, 10, 3; 24, 2; II, 2, 1 ; V. 24, 4; VI, 1, 4; 32, 5; VIII, o4, 2), ou servaient à part (VII, 57, 1; V, 24, 4; VII, 7, 5; 05,' l). 11
auxiliaires', jamais plus de cinquante mille hommes-. Et ce n'était point comparable aux 120 000 hommes d'Arioviste % aux 92 000 des Helvètes \ aux 300 000 des Belges \ aux 338 000 qui combattirent à Alésia ^ Mais on a vu le peu que valaient ces multitudes, dépourvues de bonnes armes défensives, munies d'épées médiocres, impuissantes à se servir des armes de jet, ignorant l'artillerie des machines, les calculs de la tactique, les ruses des combats, mal commandées et obéissant plus mal encore'. L'armée de César était au contraire une machine formidable, pourvue des engins les plus meurtriers, irrésistible à l'attaque, impossible à briser, et dont les mille rouages suivaient docilement l'impulsion intelligente d'un maître absolu.
L'élément essentiel en était formé par l'infanterie légionnaire. Ces hommes qu'amenait César avaient été choisis entre cent mille, parmi les corps les plus vigoureux de l'Italie centrale, Warses, Sabins, Ombriens et Samnites^ Quatre de ces légions
n'est pas impossible qu'on les ait aussi incorporées dans les anciens corps (cf. De 6. c.,lll, 87, 5; et cf. C. /. L.,X, 3886, un soldat de dix-huit ans dans la VU" légion); mais il semble bien que la préoccupation de César fut d'avoir des légions homogènes, formées de soldats arrivés ensemble (Vlli, 8, 2). Cf. Frœhlich, p. 8-12; tous ces points ont du reste donné lieu à discussion.
i. César en eut toujours très peu, cf. p. lSO-181.