‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 303 sur 776 · Cela a été bien vu jtur Ferrero, p · texte numérisé non relu

Cela a été bien vu jtur Ferrero, p

ASSEMBLÉE DES BELGES. 2i7

<iui commandait les routes du Nord-Plst, on peut supposer que dès l'hiver il projeta de marcher vers le Rhin ou l'Océan, les liermains ou les Belges*.

Les Koljj^es n'attendirent point son oiïensive. Leur intérêt était d'attaquer les premiers. Puis, de diiïérents côtés de la V-eltique, on réclamait leur secours^.

Quand César disait ou faisait dire, pendant l'hiver, que « toute la Gaule était pacifiée » \ il lançait une de ces formules habiles et mensonjj^ères où se prennent les complices et les dupes des coups d'État et des conquêtes. Mais la Gaule ne manquait point d'hommes pour comprendre que cette sorte de paix ressemblait à l'empire de Rome : candidats aux royautés locales, chefs de bandes aspirant à la tyrannie, Arvernes, Séquanes ou Carnutes désireux de susciter des rivaux à l'Empire éduen \ patriotes jaloux de la liberté gauloise et indignés de la présence des légions, tous les mécontents du jour appelèrent les Belges à la délivrance de la Celtique opprimée ^

L'assemblée de la ligue se réunit ^ Presque tous les peuples étaient décidés à la guerre ^ : seuls, les Rèmes s'y opposèrent formellement ^ soit par haine des Bellovaques ou des Suessions, soit parce que cette nation riche et pacifique avait tout intérêt

1. Cf. César, II, 1, 2; Dion, XXXIX, 1, 2. Dion semble dire que des conventions avaient été déjà conclues par Rome avec quelques Belges (ol (lèv k'vo-TtovSo;) : peut-être fait-il allusion à la soumission des Hèmes, peut-être à des traités antérieurs qui auraient été conclus en 58 avec eux, avec les Leuques (I, 40, 11; cf* p. 228) et avec les Trévires (II, 24, 4; l, 37, 1 ; cf. p. 227-8).

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