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8. Il, 23, 2 ; 26, 4 : combats du côté de la halte ; montée sur la colline d'Hautmont (vers le cimetière? iir locum iniquiim progressi); enfin, capture du campement ennemi, vers le moulin (p. 267, n. 7).
Les Nerviens montaient contre la droite romaine pendant que César pérorait encore à l'aile gauche. Ils arrivèrent avec toutes leurs forces, en masses serrées, en rangs profonds, sous les ordres du chef suprême, Boduognat'. Gomme ils étaient fort nombreux, ils se divisèrent. — Une partie des hommes assaillit les deux légions, les enveloppa presque en entier -. Ce fut une mêlée sauvage. La YIP résista assez bien; mais la XIP, composée déjeunes soldats, ne sut pas manœuvrer, perdit presque tous ses centurions, même son primipile et une enseigne; et la fuite des Romains commença ^ — L'autre troupe des Nerviens continuait vers le camp, demeuré à peu près sans défense et d'ailleurs inachevé \ En un instant, l'ennemi put entrer dans l'enceinte et s'y répandre sans obstacle. Et alors, valets d'armée, cavaliers gaulois. Numides, frondeurs des Baléares, la foule égoïste et lâche des subalternes et des auxiliaires, saisie d'une terreur panique, s'enfuit dans tous les sens ^ — Encore quelques minutes, et c'était le désastre, le pillage du camp, le massacre de deux légions ". Et déjà les Trévires, reniant en toute hâte l'allié qu'ils s'étaient donné, quittaient au galop le champ de bataille pour annoncer à leur peuple la ruine de César '.
Celui-ci accourait à ce moment, ayant terminé ses haran-
1. II, 23, 4. Gomme César dira plus loin qu'ils ont franchi la rivière là où elle est très large et où les rives sont très escarpées (27, 5), il semble bien qu'ils aient lait le détour de Boussières (p. 263, n. 8), dissimulés peut-être par le bois d'ilautmont (p. 265, n. 3).
2. II, 23, 4; 24, 4; 25, 1 : elle les enveloppe apcrto latere (sur leur droite, cf. p. 210, n. 2), peut-être en les tournant par le bois'du Mesnil (p. 265, n. 3).
3. II, 25, 1; 26, 1 ; Plut., 20; Appien, 1, 4. Les deux léf;ions étaient séparées, la Xll" peut-être du côté de la rivière, partant plus menacée 11, 25, 1). la Vll° i)cutêtre en arriére, du c(Mé du bois du Mesnil (II, 26, 1). Je doute qu'elle:» s'alignassent à la suite, face à la rivière (von Gœler, 1'° éd., pi. 7; Napoléon III, pi. 10).
4. Il, 23, 4. Ils ont dû faire le tour par leur gauche, continuant l'enveloppement des légions (n. 2), et se heurtant, vers le carrefour de L'Agache, au convoi des bagages qui arrivait (n. 5). Je place le camp romain des deux côtés du chemin qui va de co carrefour au pont.
5. Il, 24 : ajoutez la fuite des gens qui arrivaient en ce moment avec les bagages, 24, 3 (cf. n. 4).
0. Hem esse in anijnsto neque ullum esse subsidium, 2"), 1 ; oij5d\î av SoxEf T::p'."|'cvé(TOa;, Plut., C, 20.
7. 24, 4-.'). Par la roule de (Jivel, Haslogiie, lichternacli?
HATAILLR DR LA SAMIMIE. 267
gues '. Il prit en toute hâte le commandement de la XÏP, espaça los ranj;s -, s'élança, le bouclier à la main, sur le front de bataille, interpella les bonimes, cria, s'agita, combattit luimême, et, remise en état de courage et de confiance, la légion put relardor la poussée des ennemis '. Puis, il fit rapprocher la YII% elle aussi en mauvaise posture, et les deux troupes réunies rétablirent le combat *. — Mais la situation demeurait critique. S'il ne survenait pas quelque secours, l'arrivée de César n'aurait fait que retarder la catastrophe et l'aggraver encore ".
Les renforts accoururent enfin. Les deux légions d'arrièregarde débouchaient au pas de course sur le champ de bataille®. Et Labiénus, ayant vu du haut de la colline opposée la prise du camp romain, lança la X' au secours de César \
La mêlée se continua, avec un effroyable acharnement des deux côtés. Les fuyards de l'armée romaine, honteux de leur peur, voulurent y prendre part, même les valets sans armes *. Aucun des Nerviens ne bronchait : quand leurs premiers rangs furent tombés, les seconds rangs montèrent sur les cadavres et se présentèrent au combat; quand il eut péri un trop grand nombre, les survivants durent gravir les monceaux de corps, et
2. H ordonna de laxare manipulos, c'est-à-dire de desserrer les files, d'espacer les rangs, de manière à élargir le champ de bataille, donner du jeu aux époes et multiplier le contact avec l'ennemi (25, 2; cf. 25, 1).