Cf. t. I, p
8. Cf. Ap|)i(!ii, Civilia, II, 150, 025; Plutarqué, C, 23 (il y a même 2Çw tt|C oî/oup.évr,;)- C'est pour cela qu'il ne décrira la Bretagne qu'après la mise en marche de ses légions en 54 (V, 12 cl suiv.; cf. p. 357) : description faite en partie </(• visu
LE MASSACKK DHS USIPETES ET TENGTEllES. 3 23
Mais c'est encore Je ridéal (ju'iiii tel ânidur de gloire. Gardonsnous, en y insistant pour César, de trop embellir son âme. En réalité, d'autres besoins, vulgaires et mauvais, le poussaient aussi à ces nouvelles aventures. Du moment que la Gaule était « pacifiée » ', ni lui ni ses complices ne pouvaient, de quelque temps, y espérer de très belles alîaircs : il fallait chercher ailleurs l'occasion de ces coups de fortune, comme la mise à l'encan de 50 000 Aduatiques et de la nation des Vénètes ^. Dans ces multitudes de Bretagne et de Germanie* on ramasserait des hommes à foison. La Bretagne, c'était le pays fabuleux de l'étain, où Carthaginois et Marseillais avaient acquis tant de richesses*, et c'était l'île aux perles grosses comme le poing ^. César voulait maintenant de tout cela. Un âpre désir de luxe et de dépense l'avait saisi, aussi fort que son ambition : esclaves, tableaux, meubles et statues, il achetait tout à en avoir honte lui-même ^ Officiers, soldats et marchands qui l'entouraient, étaient à l'unisson. Dans quelques mois, Quintus Cicéron le suivra chez les Bretons en qualité de légat : et ce qui préoccupe le plus son frère l'orateur, c'est de savoir le butin qu'on y fera ^
ir. — LE MASSACRE DES USIPETES ET TENCTÈRES
La fortune de César lui offrit, dès le printemps, l'occasion 'intervenir en Germanie.
Une seconde fois, l'Etat suève de Franconie et Souabe mena-
(12, 2-3; 13, 1 et 4; 14, 1), en partie empruntée à d'autres (13, 3), yeut-être surtout à Tiinée : les mesures de l'ile, un triangle de 500, 700, 800 milles (13, 1, 5, 6), semblent venir en dernière analyse de ce dernier (cf. t. I, p. 419 428)