Cf. Plut., G., 24; Lucain, 1, 428-9; Suétone, C
2. Le camp de Cicéron est : \° chez les Nerviens (V, 38), 2° sans doute à unecertaine distance de la frontière du cùté est (Gosselies) (V, 39, 1), 3" à environ
- 50 milles, 75 kilomètres, de Tonjires (27, 9; p. 376, n. 6), 4° à environ 6!J milles, 90 kilomètres, du camp de Labiénus à Mouzon (V, 53, 1), 5° à plus de 2 jours de la frontière ouest (Bapaume) du côté d'Amiens, soit environ 50 milles (Y, 48). Jecherche donc à mi-route directe de Tongres à Bapaume, et je placerai, hypothétiquement, le camp à Binche, d'où, je crois, part une vieille route vers la Meuse. On trouvera autour de Binche, du côté de la route de Bavai, la vallée (val d'Estinne) qui sépare César des ennemis (V, 49, 5), la hauteur où il campe et d'où il combat (près d'Estinne-au-^ront, 49, 6), et, sur les côtés, au sud les forêts et au nord les marécages où se réfugient les ennemis (52, 1; p. 391, n. 3). On remarquera aussi, en faveur de Binche, ses analogies avec Tongres : même situation sur la grande route du Nord, d'Amiens à Cologne, toutes deux sur des mamelons d'égale dimension, bordés de vallons marécageux ou de ruisseaux, et toutes deux au centre de bons pays agricoles. — La grosse objection contre cet emplacement est sa distance de Tongres, 100 kilomètres au lieu de 75, et sa distance du camp de Labiénus. 120 au lieu de 90. Mais, outre que ces distances sont indiquées par César comme approximatives, il est à noter qu'elles sont données, non pas directement par César, mais par les Gaulois : ce qui a fait supposer qu'il s'agit de lieues, non de milles (Roulez, Nouv. Mém. ... de Belg., XI, 18.38, Examen, p. 16). De plus, comparez V, 53, Là VIL 3, 3, et vous verrez que le chiffre de 60 milles,, entre les camps de Cicéron et de Labiénus, est évidemment trop faible (p. 393, n. 3). — Les environs de Binche (Waudrez) ont été mis en avant par Wendelin,.
Le jour même, la nuit suivante, un jour encore et une nuit, il galopa avec ses cavaliers sur la route du camp, portant avec lui la nouvelle de ses victoires '. En chemin, il l'apprit aux Aduatiques, et il les entraîna à sa suite-; il l'apprit aux Nerviens, et ils promirent de venir avec lui^ Et deux jours après la défaite des Romains, les vainqueurs apparurent en vue de Cicéron, dont la légion vaquait aux besognes coutumières*. Par sa présence d'esprit, la promptitude de ses décisions et la vitesse de ses mouvements, Ambiorix valait César. Derrière lui, tous les hommes de la Meuse et des Ardennes se poussaient à l'assaut du camp romain. Ils crurent qu'ils allaient l'enlever d'emblée, au pas de course ^
Le camp de Cicéron, comme* celui de Sabinus, se ferma devant les ennemis, et, à leur choc, se hérissa de légionnaires en armes ^ Le jour même et les jours suivants, toutes les attaques furent repoussées ^ On tendit alors à Cicéron le même piège qu'à son malheureux collègue : on lui apprit le désastre, le soulèvement de la Gaule, et on lui oITrit les moyens de quitter le pa,ys*.
Lcges Salicœ, Anvers, 1649, p. 75. Mais IHnclie nu-mo n'a élo indiquée que vers 1863, et d'abord, je crois, par van der EUt {Ducumenls et liapporls de la Soc. paléonl. et arch. de Charleroi, I, 186:}, p. 127-134), suivi par Lejeune («/., p. 149-130, et Ukl. de la ville de Dinchc, lUnche, 1887, p. 20 et suiv.). — Autres hypothèses : Sosove ou Montaifrlc (Hock, p. 99; etc.); Mons (l)ewez, 1822, p. 240); Villers-sirc-Nicole (Sarrette); Houveroi (Jaciiues-Dupureux, Cercle de Morts, X, 1871, p. 462); SomhrelTe; Gemhloux (Creuly, Carte, p. 7); Thuiliies; Charleroi (Napoléon 111, [t. 236 et suiv);le château deNainur(vonG(i'ler, 2'' éd., p. 170; van Kanipen, pi. 8; von Veitli, Monalssclu-ifl de Pii'i<, V, 1879, p. 273 et suiv.); IJavai; lieriainiont; lléves près de Nivelles (Gantier, p. 274 et suiv.); Castres prés de nru,\elles (H[aer[], p. 4 et suiv.); Assche près de Bru.xelles (des Ikiches, j). 3.>7; Galesloot, Mém. couronnés ... par l'Acdd. roy., série in-4, XXI, 184(')-1847; etc.); Tournai; Avesnes; Oudenarde; etc.