V, 49, 1-3; cf. p
5. 49, 5 : Trans vuUem et rivum, le val d'Estinne? De môme, van der Elst et Lejeune.
7. Quam œquissiino potcst loco, 49, 0 : la hauteur (de la gare) entre llaulcliin et Estinne-au-Moiit? Houvcroi, ii quoi on a pensé (van der Elst, p. 133; Lejeune, Hist., p. 23), me parait trop loin du vallon d'Eslinne.
8. V, 49, 5-8; Dion, XL, 10, 2; Plut., 24. Les légions étant seulement de 3500 hommes, il est probable qu'il s'agit de deux des anciennes, V11°,VIII%I.V et X'.
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les portes furent houcliécs, le rempart fut exhaussé, et les légions donnèrent les marques de la plus vive terreur. L'ennemi finit })ar croire qu'il n'avait devant lui que quelques cohortes : il quitta sa position, et marcha contre le camp'. Lorsqu'il fut proche, en contre-bas. César lança tous ses cavaliers et tous ses fantassins, et mit en déroute cette foule désordonnée^. Mais il renonça sagement k la poursuivre, redoutant les forêts et les marécages qui lui servirent de refuge \
Le jour même, il était en vue du camp deCicéron. A chaque pas, une émotion nouvelle le saisissait. Ce fut d'abord le spectacle imprévu des travaux élevés par l'ennemi, et il ne put réprimer sa surprise et son admiration. Puis, ce ^ui restait de la légion se montra en ligne devant le camp. Il la passa en revue, et ne trouva qu'un homme sur dix qui fût sans blessure. A Cicéron et à ses soldats, il adressa quelques mots d'éloge, et, sur le rapport du légat, il rendit hommage aux officiers les plus braves. Ce furent enfin les entretiens particuliers avec les chefs et les prisonniers, et l'enquête navrante sur la mort de Sabinus et de Cotta \ Le lendemain, l'armée entière se réunit, la légion sauvée et les deux légions de secours : César fit le récit des événements, ne dissimula rien, et rejeta le désastre sur la faute d'un seul coupable : mais l'heure, dit-il, n'était ni à la plainte ni à la douleur; la bienveillance des dieux immortels ^ et la vertu des trois légions avaient permis l'expiation du crime; il ne restait plus qu'à en poursuivre la vengeance (début de novembre?) ^
1. Il y avait eu, la veille, des combats de cavaliers ad aquam (50, 1), le long du ruisseau d'Estinne? César raconte (51,3) que des hérauts ennemis s'approchèrent de son camp et donnèrent aux Romains et aux Gaulois alliés jusqu'à la troisième heure pour se rendre avec la vie sauve.