‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 490 sur 776 · ÉCHEC DU SOULÈVEMENT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

ÉCHEC DU SOULÈVEMENT GÉNÉRAL

Cingétorix avertit le légat de ce qui s'était dit à l'assemblée. Labiénus renferma sa légion dans son camp (près de Mouzon)', et manda la cavalerie des Rèmes et des cités les plus proches -. Quand Indutiomar s'approcha, il ferma ses portes et se tint coi^ Mais lorsqu'il eut tous ses escadrons sous la main\ un soir qu'il jugea l'ennemi rassure et dispersé, il les lança au dehors avec l'ordre formel d'atteindre d'abord Indutiomar". Dans le désordre de cette charge subite, le chef fut surpris et tué sans peine®. Sa tète fut rapportée à Labiénus, et les Trévires rentrèrent une seconde fois chez eux', laissant de nouveau la Gaule à la merci de César (fin novembre?).

II n'en restait pas moins au proconsul une fort lourde tâche. Son armée à compléter, son prestige à relever, des ennemis à punir, des tribus à immoler comme victimes expiatoires, et Ambiorix à égorger ; il lui fallait une année entière pour accomplir cette œuvre de représailles qui achèverait sa conquête par l'épouvante des vaincus. Certes, ses amis d'Italie avaient plus que jamais besoin de le voir* : mais la vraie force de son parti était encore dans son armée et dans sa gloire. Il devait les rétablir d'abord; et cet hiver, il demeura dans la Gaule à préparer la campagne de répression °.

suiv.), à Sainte-Menehould (Henrard, p. 12), près de Gharleville ou de Mézières (après d'autres, Fréret, p. 451, Gantier, p. 224), près de Sedan (des Boches, p. 357), à Rocroi (B[aert], p. 5), à Saint-Michel près Hirson, puis à Revin (Sarrette), à Macquenoise près de Chiniay (Malengreau, p. 471), etc. — Il ne faut pas oublier, pour comprendre la présence et l'action de Labiénus sur ce point, qu'il connaissait bien la route jusqu'à Trêves et vers le Rhin (p. 311).

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