VI
livra tout entier », comme il l'écrivit lui-même, à sa haine contre Ambiorix et les Trévires'. II expédia deux légions à Labiénus, toujours campé à la frontière de ce peuple ; lui-même, avec cinq autres, marcha vers l'Escaut et la Meuse-.
Labiénus, comme à l'ordinaire, fît la moitié de la besogne de César.
Après la mort d'Indutiomar, les Trévires tinrent encore la campagne, d'accord avec Ambiorix, et soutenus par les promesses de quelques peuplades de Germanie ^ Labiénus ne leur donna pas le temps de recevoir des secours. Il se rapprocha d'eux le plus possible (sur la Semoy à Izel*), puis, feignant d'avoir peur, il battit en retraite et les attira derrière lui. Quand il les vit en contre-bas, entassés dans un ravin, il donna l'ordre de faire volte-face et de lancer le javelots Ce fut alors la débandade ordinaire aux Trévires ^ Mais cette fois, Labiénus poussa ses succès jusqu'au bout. Il massacra le plus d'hommes qu'il put, rejeta au delà du Rhin le clan d'Indutiomar, et remit à Cingétorix, l'ami de César, le gouvernement civil et militaire de la cité vaincue et soumise \ C'était la première fois qu'une armée