‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 503 sur 776 · VI · texte numérisé non relu

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7. César parle de dix légions (VI, 32, 5; 33, 1-3), et, en plus, douze cohortes, plus d'une légion (29, 3); il a donc dû, pour cette campagne, recevoir la valeur d'une nouvelle légion, peut-être la VI" (cf. VIII, 4, 3; il n'est pas impossible qu'il en ait reçu une seconde de Pompée; cf. Plut., César, 25; Caton, 45), à moins que ces douze cohortes ne soient détachées des dix corps. Cf. p. 494, n. 4.

Gaule et à Rome, et il ne lui resterait plus rien à envier à Pompée et à Crassus. — Et aussitôt, il se prépara pour une longue expédition. Tous les bagages de l'armée furent rapprochés du Rhin, installés chez les Trévires*. Un camp fut bâti sur la rive droite', des convois de vivres furent réunis \ des espions envoyés chez les Suèves\ Ceux-ci, de leur côté, ne restaient pas inactifs : ils faisaient appel à tous les hommes de leur nom; une foule innombrable de guerriers se groupaient au sud des montagnes de Thuringe, prêts à la bataille °. La grande guerre allait enfin s'engager (juin-juillet?) ^

Mais cette pensée ne domina l'esprit de César que la durée d'un rêve. A la réflexion, il comprit le danger de quitter la Gaule en ce moment, d'abandonner l'Italie au pouvoir renaissant de Pompée; peut-être apprit-il alors le désastre et la mort de Crassus ^ Une fois de plus, il dut réprimer son imagination délirante, et, laissant là les risques de la Germanie, il revint en Gaule pour des affaires plus sûres et plus utiles ^ — Toutefois, il ne détruisit le pont que sur la rive ultérieure, et il disposa sur la rive gauloise une tour de garde, des défenses sérieuses et une garnison considérable, douze cohortes, plus

1. P. 398, n. 2. Où? peut-être au camp du pont? peut-être à Arlon ou vers Trêves?

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