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8. Elles furent envoyées à trois milles, sur des terres ii blé, séparées du camp par une colline (VI, 30, 2; 40, I et 3), et, visilileni(>nt, non pas sur la même routo
LA CHASSE A AMBIOUIX. 407
deux à trois mille soldats et quelques malades'. Les Sicambrcs montèrent à Tassaut du camp. Ils allaient peut-être en avoir raison-, lorsque les cohortes revinrent des champs \ Comme les Romains ne s'attendaient pas à voir l'ennemi, ils ne surent pas se mettre tous en rang de bataille; et, si le plus grand nombre put percer jusqu'au camp '\ deux cohortes de conscrits se laissèrent investir et furent massacrées". Le souvenir de Sabinus et de Cotta se présentait aux soldats assiégés et les glaçait d'épouvante. — Mais les Sicambres étaient trop peu nombreux pour commencer un siège en règle; d'ailleurs, César revenait ; ils regagnèrent le Rhin sans être inquiétés^
César revint en effet dans la nuit même de l'attaque, sept jours après le début des opérations. Ni lui ni ses légats n'avaient rencontré Ambiorix; et il était arrivé, écrivit-il naïvement, « cette chose admirable », qu'Ambiorix traqué « avait failli réaliser le plus ardent de ses désirs », la destruction du camp de César lui-même'. Le proconsul blâma Cicéron de s'être si mal gardé ^ Puis il repartit en campagne, distribuant à nouveau la tâche entre ses légions et les pillards du voisinage. La recherche recommença encore ^
Les ruines s'amoncelaient autour des colonnes; les villages s'écroulaient sous les flammes; le feu détruisait les fermes et
mais dans la même direction que celle par laquelle arrivent les Sicambres (39) : elles allèrent sans doute, par la route de Mopertingen, vers le nord-est, dans les terres à blé, toujours visibles, de derrière le mont de Berg.