YI, 43, 1 : peut-être par les mêmes routes, p
les granges'. On gardait ce qui valait la peine d'être pris, on détruisait le reste, les moissons étaient coupées ou saccagées; et il ne restait plus sur le sol de quoi nourrir les hommes^. Mais Ambiorix était insaisissable. Toujours à cheval, suivi de quatre fidèles, il déjouait toutes les embûches, échappait à toutes les poursuites, ne craignait aucune trahison. On l'apercevait parfois fuyant à l'horizon; les cavaliers de Rome se lançaient aussitôt au triple galop, et, au moment où ils pensaient l'atteindre, Ambiorix s'évanouissait comme un fantôme dans la profondeur d'un taillis ou d'une caverne ^ Quelques jours après, il reparaissait loin de là, galopant avec son escorte éternelle '*, pareil au veneur mystérieux qui dirigeait dans les Ardennes la chasse invisible des dieux ^
Il fallut à la fm abandonner ce pays, où il ne semblait plus rester qu'Ambiorix et ses quatre compagnons. César renonça à sa victime, et ramena à Reims toute son armée" (septembre^). Derrière les légions en retraite, Ambiorix attendit le moment de reformer son peuple et de l'armer à nouveau.