‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 519 sur 776 · CÉSAR REVIENT EN ITALIE · texte numérisé non relu

CÉSAR REVIENT EN ITALIE

pardonnor aux Celtes, il institua une procédure en règle', qui lit rossoinhler le conseil gaulois ù un jury romain, présidé par un préteur. Accon le Sénon, reconnu coupable, fut condamné à mort, et la sentence s'exécuta suivant la coutume romaine, par le supplice des verges'-. D'autres accusés avaient pris la fuite; on leur intordit « l'eau et le feu » ^ : cette formule, prononcée peutêtre par César en latin, entraîna l'exil et la perte des biens. Ce fut la première fois sans doute qu'il jugea les indigènes en proconsul, exerçant sur eux ce droit du glaive qu'il tenait du peuple romain. Et dès ce jour, les Gaulois estimèrent que l'état de servitude pesait sur leurs peuples.

César s'imagina qu'ils l'acceptaient, et, une fois de plus, il annonça « le silence de la Gaule » *. Après tout, l'illusion était possible. La plupart des nations avaient eu, cette année, le désir de se révolter; des chefs décidés s'étaient offerts à elles ; les malheurs des camps légionnaires faisaient craindre de plus graves défaites. Et cependant, le proconsul n'avait eu à combattre que trois ou quatre peuples de la frontière, toujours les mêmes, et les plus étrangers à la vie gauloise. Chez les Belges, chez les Celtes, on s'en était tenu à quelques intrigues sans durée. César put croire que la Gaule ne sortirait plus de son « repos » habituel.

Les dix légions furent installées, cette fois, assez loin du Rhin, de la mer et du nord. Deux seulement restèrent en Belgique, à la frontière trévire ^; deux campèrent chez lesLingons *^, alliés de Rome, et voisins de la §aône; le quartier général, avec les bagages, les archives, les otages, fut placé à Sens sous la garde de six légions ^ Labiénus, comme à l'ordinaire, reçut

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