T. I, p. 227 et suiv., p. 313 et suiv
3. Teulones ou. Teuloni. La place assignée aux Teutons n'est point certaine; mais ils semblent bien limitrophes des Cimbres; Mêla, III, 32 et 54; Pline, IV, 99; XXXVII, 33. — Un rameau détaché, dans la même région, forma plus tard les Teulonoarii (Ptolémée, II, H, 9). — Zeuss (p. 149) identifie aux Teutons les A'uitliones de Tacite (G., 40). En tout cas, chez Tacite (id.), Reudigni, Aviones, Aiiglii (cf. Ptol., Il, 11, 8), Variai (cf. Pline, IV, 99; Ptol., II, 11, 9), Eudoses, Suardoncs, Auithoni'S, forment, dans le Mecklembourg-, une fédération qui a pour centre religieux l'île de IVurlhui (Rugen? t. I, p. 140, Heiligenhafen ou Fchmarn? qui occupent, plus que Rugen, une position centrale); et il est possible que celte société religieuse soit la survivance de la peuplade des Teutons.
6. Les Anibroiies ne sont mentionnés par aucun géographe; on ne les trouve qu'à propos des campagnes des Teutons leurs associés (p. 67, n. 11, p. 83) : ce dont il résulte qu'ils n'habitaient pas loin d'eux. Zeuss (p. 149) suppose en eux les ancêtres des Saxons du nord de l'Elbe. Mais il serait possible qu'ils fussent, uon pas le nom d'un peuple, mais de la troupe d'élite des Teutons (p. 83).
tourbières le long de l'Océan au chapelet d'îles ', et les Bataves, fiers et sauvages, s'isolaient dans les îles du Rhin et de la Meuse -. Voilà pour les peuples de la mer. — A l'intérieur des terres, les plus riches empires se fondaient dans les fertiles vallées qui se déversent sur la rive droite du Rhin : celui des Sicambres, souverain des plaines basses de la Westphalie^; celui des Ubiens, le plus puissant et le plus laborieux de tous, en Prusse rhénane, sur les belles terres que, de l'autre rive, domine aujourd'hui le clocher de Cologne*; et, adossées au Taunus, dans les vallons du Nassau, les deux nations sœurs des Usipètes et des Tenctères "\ Voisines des Belges et bordées par le fleuve le plus .populeux de l'Allemagne, visitées des marchands'"
\. Frisii : Pline, IV, 101; XXV, 21 (d'après des documents contemporains d'Auguste); Tac. G., 34; Ann., 1,60; IV, 72-4; XI, 19; Dion, LIV, 32; etc. —Les Frisiuvones de Pline (IV, 101 et 100; cf. C. I. L., VII, '178, 214, 1194, 1195, etc.) doivent être les Frisons les plus voisins du Zuiderzée. — Les Frisons étaient séparés des Cimbros, au temps de la Germanie (34), par les Chauques du rivai;e, à l'embouchure du Weser : il est possible que cette extension des Cliau(iues le long de la nier soit postérieure au départ des Ciinbres.
2. Ualavi. Dès le temps de César et au sud du llhin, mais peut-être depuis peu de temps; César, IV, 10, 1; Tac, Germ., 29; //Js<., IV, 12 et 15; etc. — A eu.x se rattachent : 1° les Cannenefutes (Tac, Ann., IV, 73; XI, 18; Hist., IV, 15; Pline, IV, 101; Velléius, II, 105; etc.), qui ne sont peut-être (ju'un rameau des IJalaves (on a même supposé que c'était le nom de leurs cavaliers, Iloitziuann, p. 149 et 232); 2" les Sturii (Pline, IV, 101); 3° les M ar sac ii {id.; cf. t. II, p. 473, n. 8). D'ailleurs César dit nulionibus (IV, 10, 4).
3. Il laul les placer sans doute dans les vallées de la Ruhr et de la Lippe et sur le lîhin depuis Dusseidorf. Suijainbri el Sigambri : César, IV, 16, 2; 18, 4; 19, 4; VI, 35, 5; Strabon, Vil, 1, 3. — A eux se rattachent, je crois : 1° les Chamnvi; 2° les Tubunles, t\uon voit les uns et les autres installé* plus tard dans la Gueldre et rOver-Yssel (Ta.-., Ann., 1, 51; Xlll, 55 et 50; Slrabon, VII, 1, 4?); 3" les Guberni, pins tard sur la rive gauche (Pline, IV, 106); 4" les Mursi, plus tard sur la haute Uulir? (Strabon, VU, 1, 3, peut être 4; Tacite, A., I, 50), nom (jui s'est pcut-êlr(! étendu à tous les Sicambres (p. 50, n. 3). — On identifie d'ordinaire 1rs Sicambres avec les Ganibrivii de Tacite (G., 2) et les ra(jLa[ip;o-Jot de Strabon (VII, 1,3): je crois plutôt, pour ces derniers noms, à un peuple ou une ligue de la région du Weser. — Sur les Sicambres et les peuphuics de ce groupe, Ksselien, Gcscliiclite dcr Siganibern, Leipzig, 1868.
4. Vallées de la Sieg et de la Wupper. Ubii, César, IV, 3, 3; 8, 3; 11, i; 16, ."); 19. 1; VI, 9, 6 el 8; 10, 1; 29, 1-2.
5. Usijiclcs ol Tcncti-ri; César, IV, 4, 1 : texte (c'est le seul) d'où il résulte (jue les deux peuples habitaient d'abord près des Suèves d'Arioviste, qui les expul sèrent : ce (|ui ne porniet pas de les placer ailleurs (juc dans le bassin de la Lahn, ou, à la rig-u(!ur, dans ceux de l'Eder et de la Fulda. — Nous trouverons la plus lard les M .lliaci et les ChulU (Tac, G., 29 el 30).