‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 570 sur 776 · Sili'ix, 16, 1 : les cnteaux boisés d'Ilumbligny · texte numérisé non relu

Sili'ix, 16, 1 : les cnteaux boisés d'Ilumbligny

8. 10, 2; sui- la roule, i»ar Les Aix et la voie romaine de Bourges ù Sancerre et

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nients gaulois crautrefois, où les tentes se dressaient au hasard des lieux, dans les plaines et les vallons les plus exposés'. De ce camp, chaque jour, Vercingétorix expédiait ses hommes à la destruction des moissons et à l'attaque des fourrageurs romains- : car, plus que jamais, le devoir était de se conformer au nouveau ]>lan de guerre. Bien renseigné sur les allées et venues des détachements ennemis, les Gaulois les dépistaient d'ordinaire; et c'étaient chaque fois, dans les lignes romaines, quelques soldats qui manquaient à l'appeP. Les vivres y devinrent de plus en plus rares : ce beau pays de Bourges, où César et ses troupes auraient pu rêver une vie plantureuse, se transformait en un désert couvert de décombres \ Au delà, les Boïens d'entre Allier et Loire étaient trop pauvres pour nourrir une armée de 40 000 hommes^; et les Eduens, malgré les prières de César, hésitaient à lui envoyer des vivres ®. Les cohortes s'aventurèrent de plus en plus loin, à la recherche des bestiaux et des fourrages qui avaient échappé à l'ennemi : mais les cavaliers de Vercingétorix savaient toujours les atteindre ^

Les légions souffrirent alors toutes les misères d'une armée assiégée. Pendant plusieurs jours le pain manquai Les gens d'Avaricum, soutenus par Vercingétorix, résistaient toujours'. César redouta pour les siens l'extrême disette, et la défaite par

Auxerre, appelée « chemin de Jacques Cœur »? cf., sur celte route, Vallois, il/m. de la Soc. des Anl. du Centre, 1892-3, XIX, p. 59 et suiv., et Mater, Congr-ès arch., Bourges, 1898 (p. en 1900), p. 177 et suiv.

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