‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 626 sur 776 · Vil, 66, 2; p. 405, n · texte numérisé non relu

Vil, 66, 2; p. 405, n

VEMCINGÉTORIX, ClIKK ME TOUTE LA GAULE. 485

de solennels messages d'amitié'. Mais ce peuple, qui depuis soixante ans se disait ami et frère du peuple romain, qui avait livré à César les Celtes et les Belges en échange d'une hégémonie précaire, cette nation hypocrite et tarée* n'entra dans la cause de l'indépendance qu'avec la pensée de satisfaire encore son éternel égoïsme. A peine tirée de la servitude, elle parla en libératrice. Elle expédia des ambassades aux cités et les invita à la lutte commune, sans doute sous sa direction \ Quand les otages de la Gaule arrivèrent à Bibracte, au lieu de leur rendre la liberté, elle les garda pour elle, et en égorgea même quelques-uns à titre d'exemple : ce qui leva les dernières hésitations*. Sous prétexte d'insurrection, les Éduens cherchaient à accroître leur empire.

Ils osèrent même le dire aux Arvernes et à Vercingétorix, et ils lui demandèrent de venir à Bibracte pour s'entendre avec eux^ Il y consentit, il se rendit au mont Beuvray*^; et un long colloque commença^ — Pendant qu'on perdait du temps, César laissait reposer ses troupes et appelait des Germains.

A Bibracte, Eporédorix et Viridomar, les tristes vainqueurs de Nevers, et les autres chefs éduens, brouillons, vaniteux, encombrants et incapables, réclamèrent le commandement. Vercingétorix, cette fois, refusai — C'était la Gaule entière qui avait seule qualité pour désigner son maître. L'Arverne n'était que le chef des conjurés de la première heure, les Éduens

1. VII, 55, 4. — Appien {Celt., 21) raconte qu'aux reproches de César les Éduens répondirent en prétextant qjiXiav itaXaiiv : non pas, sans doute, une ancienne amitié avec les Arvernes, mais peut-être un lien d'amitié ou d'hospitalité avec la famille de Vercingétorix.

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