‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 688 sur 776 · RÉSULTATS POUR CÉSAR OK LA C.LEURE DE VERCINGETOHIX. 'J · texte numérisé non relu

RÉSULTATS POUR CÉSAR OK LA C.LEURE DE VERCINGETOHIX. 'J

Itihliothèques, ils gorgeaient d'or et d'argent, ils livraient des luules d'esclaves, sans parler des vastes domaines de rapport qu'on se taillait sur la terre des vaincus. A la différence des guerres d'Orient, celle de Gaule ne pouvait éveiller des pensées d'art et le goût des belles choses. Chez ces Barbares de l'Occident, les Romains ne songèrent qu'à assouvir de brutales convoitises, et, après ces huit années de pillages, ils revinrent en Italie l'esprit plus vulgaire encore, l'âme plus grossière, disposée aux pires violences. Les campagnes gauloises achevèrent de former César et son armée pour les ignominies des guerres civiles'.

Enfin, loin de diminuer le prestige du proconsul, cette révolte de 52 accrut sa gloire aux yeux des Romains. Il sut dissimuler sans doute que c'était une révolte, et la présenter comme une guerre sur frais nouveaux. Puis, et cela était vrai, il avait remporté de telles victoires, et fait de tels prodiges de valeur, d'endurance et de réflexion sur les champs de bataille et autour des villes assiégées! Le siège dAlésia surtout, où il avait lutté six semaines contre la faim et contre toute la Gaule, avait la grandeur d'une aventure de héros : cela valait Numance, et Syracuse, et Carthage même. Il était permis de mettre César au-dessus de Mariys et des deux Scipions, et Pompée, dans sa gloire trop rapide, ne montrait rien de pareil-. Ce n'étaient pas seulement la foule ignorante et les démagogues intéressés qui devaient Tacclamer : les connaisseurs en art militaire et les historiens de Rome pouvaient déclarer son génie égal à sa chance : le siège d'Avaricum, la bataille de Dijon, le blocus d'Alésia, étaient des œuvres parfaites et immortelles '.

Aussi avait-il ressaisi Rome en même temps que la Gaule.

richesses de Labiénus, de Chambort, Diss. sur Titus Labicnus {Mém. de VAc. des Inscr., XllI, 1740), p. 62 et suiv.

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