‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 717 sur 776 · et · texte numérisé non relu

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560 LES DERNIEUKS RÉSISTANCES.

Dordogne, il parcourut la moitié de la Gaule *. Partout, il complétait l'œuvre de ses légats, excitant de nouvelles terreurs, imposant de nouveaux otages, domptant ou calmant les Bsprits ^ Ce fut chez les Carnutes que son passage provoqua la scène la plus émouvante. Trois fois déjà traversés et abîmés par iCS légions', les malheureux s'épouvantèrent à l'approche de César comme à celle d'un bourreau. Mais le proconsul les rassura cette fois, et déclara qu'il ne voulait plus qu'une seule victime, Gutuatr. Le Gaulois se cachait, ne se fiant même plus aux siens. On le chercha de toutes parts, on finit par le trouver, et on l'amena au camp. César ordonna son exécution à la romaine, verges et hache, et il permit à tous les soldats de frapper, pour que chacun d'eux pût avoir du sang de l'homme qui avait donné le signal de la guerre. Et ce fut, sur le corps du Gaulois, un tel acharnement, qu'il n'était plus qu'un cadavre quand la hache du licteur acheva le supplice*.

11 restait à faire un autre exemple, et à punir les derniers des obstinés, comme on venait de châtier le premier des révoltés.

Devant Uxellodunum, César vit tout de suite la mesure à prendre. Ses légats avaient procédé avec soin et méthode, en se conformant aux règles ordinaires des sièges. Le cas de celui-ci était exceptionnel : il n'y avait dans la forteresse qu'un petit nombre de combattants % mais protégés contre toute attaque par l'escarpement de la montagne et abondamment pourvus de vivres. Il n'était pas difficile de les bloquer, ce que faisaient maintenant les légions* : n^ais les assiégés tiendraient encore des mois entiers, et pouvaient presque attendre la fin du pro-

1. Du pays de Beauvais à Orléans par Paris? II laissa, vers Beauvais, une iégioa et demie à .Marc-Antoine, en amena deux (38, 1 -, 39, 4).

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