‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 719 sur 776 · Cf. p. 515, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 515, n

2. 40, 2 : FUimen [se dit chez César de toute espèce de cours d'eau; cf. p. 499, n. 3] infimam vallem dividebat, quse [se rapporte à vallis, ce qui est important à noter] totum pœne montem cingebat : Hirtius pense à la dépression qui entoure sur les trois quarts le puy, dépression formée par les vallées de la Sourdoire, de la Dorilogne, de la Tourmente et du ruisseau de Fonfrège; mais ce texte ferait plutôt songer à une seule rivière formant vallée autour d'une montagne, c'est-à-dire à un oppidum isolé dans une boucle de rivière, comme Luzech ou Vie de Capdenac (p. 556, n. 1). — César pensa un instant à détourner la rivière, mais in infiniis sic radicibus montis ferebatur, ut nullain in partem depressis fossis derivari posset (40, 3), ce (jui est exact pour la Tourmente.

3. 40, 4 : Erat autem oppidanis difficilis et prœruptus eo descensus [la descente vers la Tourmente est surtout possible par le chemin de Loulié], ut, proinbcnlibus nostris [si ce chemin est barré], sine vulneribus ac periculo vilœ neque adiré Jluinen [par ce chemin] neque arduo se recipere passent ascensu [en escaladant par ailleurs les rochers qui descendent vers la rivière]; 40, 5 : Qua difjicullale eorum cognita, Csssar, sagillariis funditoribusque dispositis [sur les bords de la rivière], tormentis etiani quibusdam locis contra facillimos descensus collocatis [à Loulié, sur le bord ultérieur, face au chemin de descente], aqua Jluminis prohibebat oppidanos.

4. 41, 1 : Quorum omnis poslea multitudo aquatorum in unum hcum conveniebat, sub ipsius oppidi murum, ubi maynus fons aquse prorumpebat : la source de Loulié, très abondante, sourd au pied même du plateau, à gauche ou au sud de l'endroit où le chemin de Loulié commence à descendre; cf. Bial, p. 22 et suiv., et pi. 3. Ici se place le texte le plus embarrassant du récit : Prorumpebat ab ea parte quse fere pedum trecentorum intervallo Jluminis circuitu vacabat, ce qui semble dire que la source jaillissait à l'endroit, large de 300 pieds, où la rivière n'entourait pas Voppidum, et ce texte, comme un autre (ici, n. 2), fait encore songer à un oppidum enfermé, sauf un isthme de 300 pieds, par une boucle fluviale. Pour adapter ce texte à Issolu, il faut (en supposant que les souvenirs d'Hirtius ne l'aient point trompé) donner à vacabat le sens de distabat, interpréter circuitu fluminis comme Jlumine circumdante, et lire ou DCCCC au lieu de CCC pieds ou passuum au lieu de pedum, la distance de la fontaine à la Tourmente étant de 300 mètres à vol d'oiseau, davantage en suivant les sentiers. — Van Kampen (pi. 15) remplace fluminis par rupium.

G. JuLLiAN. — Histoire de la Gaulo. III. — 3)

source, dans le bas du vallon', César fit construire une énorme terrasse de bois, qui, peu à peu, s'éleva, s'avança, toucha le flanc de la montagne, comme si elle devait se hausser jusqu'aux murailles. Quand elle atteignit soixante pieds, une tour de dix étages vint la surmonter'. En vain, les Cadurques essayèrent contre elle tous les moyens d'attaque : ils firent des sorties, il& jetèrent des tonneaux remplis de matières inflammables. JMais l'ouvrage s'acheva et résista ^ Alors, on fut maître des abords de la source*.

La soif fit sentir ses premiers maux chez les assiégés ^ Ils ne songèrent pas à céder. Beaucoup d'entre eux moururent : les autres continuèrent la résistance*. Tant qu'ils voyaient, en bas de leurs remparts, sourdre les eaux divines et bienfaisantes, on eût dit qu'ils espéraient en elles et qu'ils pensaient les reconquérir. La fontaine était le génie de la cité, elle ne l'abandonnait pas.

Mais César, sous l'abri de sa terrasse, faisait creuser des canaux souterrains jusqu'à la nappe d'eau où se formait la source. Il l'atteignit, la capta et la détournai La fontaine tarit

1. E reglone ejus (fontis), 41, 2. Sur le terrain en pente, nujourd'lnii cultivé, qui fait face à la source, au sud de Loulié et du ruisselet qui descend de la source vers la Tourmente? cf. Napoléon 111, pi. 32 et p. 390 (découverte des vestiges de la terrasse incendiée? cf. n. 3).

2. 41, 2 et 5; Orose, VI, 11, 25. Soixante pieds, 18 mètres, pour Vagfjcr. autant au moins pour la tour, au total 36 mètres : la source jaillissant à 158 ni.(?), la terrasse étant bàlie à partir du niveau de 122 m. (?, cf. Napoléon III, pi. 32), César pouvait donc sujjerare fontis fastigiuni (41, 5).

3. 41, 2 et 3; 42, 1-2; il y eut : 1" avant l'achèvement de Vaggcr, des coniliats où l'ennemi accourt loco superiore (41, 3 : du haut du chemin (]ui va vers Loulié?); 2" après l'achèvement, un embrasement des travaux romains à l'aide de matériaux roulés par-dessus les rochers (42, 1-2 : roulés du haut du sentier (]ui, de ce côte [cf. n. 1], lonpe le bas des rochers et surplombe les pentes?); 3° un combat pendant ce temps exodso <ùco (42, 4: au même endroit du chemin qui va vers Loulié?); 4°uni' tenlalive d'escalade simulée de César (43, 1 : par li!S chemins de Loulié, de Léguillial et des Tourneries seulement, je crois, et non pas ex omnibus oppidi partibus'/).

4. Ex ea [la tour] cum tela lorinenlis jacerentur ad fonlb adilum, 41, 6.

7. 41, 4; 43, 4. — Les fouilles de Cessac (Napoléon 111, p. 388-300 et pi. 32) ont permis de rtilrouver les galeries de caplation, où coulent aujiMniriiui iMicore, dans li'ur partie supérieure, les eaux de la source. Mais il semble (jiie ces galeries

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