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sur place*. Les Italiens partirent pour la Bretaj^ne afin d'y ramasser des hommes ^ et César en offrit par milliers à tous les grands de l'Empire ^ Cette guerre fut une chasse permanente à l'esclave, la plus atroce razzia de ce genre qui ait été faite dans le cours de l'histoire romaine.
Songeons ensuite aux pillages. Dans les pays où il pouvait hiverner, César respectait sans doute les blés et les fourrages. Ailleurs, il détruisait tout : chez les Morins, le pays fut pillé deux fois en deux ans*; chez les Éburons, trois fois en trois ans^; chez les Carnutes, c'est-à-dire dans la Beauce, au moins quatre fois en deux ans ^ Aucune ville qui ait été prise d'assaut ne fut épargnée : on brûla tout dans Orléans et on tua tout dans Bourges \ Cela, c'est ce que César nous dit lui-même, froidement, en homme qui connaît les droits de la guerre. Ce que d'autres nous apprennent, c'est le brigandage et les vols dans les temples, dans les villes et chez les particuliers ^ Partout où il le put, le proconsul fit main basse sur les trésors sacrés', et ils abondaient en Gaule *". On peut croire que tous ses officiers l'imitèrent, Labiénus et les autres". Dès la troisième année de la guerre, César paraissait assez riche pour acheter la moitié de Rome, et jeter les deniers par millions **, sans crainte des lois et sans respect des hommes.