‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 89 sur 776 · César, II, 4, 2; Slrabon IV · texte numérisé non relu

César, II, 4, 2; Slrabon IV

de Namur ', le long de la Meuse, sur la grande route qui menait en Allemagne. Ils y laissèrent 6000 hommes, qu'on appellera plus tard les Aduatiques^ et qui feront souche d'une puissante tribu. Pour le moment, ils ne restaient là que pour garder les bagages et le butin, jusqu'au jour où les Cimbres et les Teutons reviendraient du sud et retourneraient chez eux par cette routée Ce qui semble prouver que la plupart des émigrants avaient renoncé à prendre des terres dans le Midi, et qu'ils s'occupaient d'assurer leur retour, après une dernière campagne de butin au delà des monts.

Si la Belgique put éviter le désastre, les Celtes souffrirent tous les maux*^. Les Teutons avaient beau jeu dans leur pays : plus de pouvoir central, les peuples désunis, des luttes sociales et politiques, la honte des dernières défaites. Rome avait préparé le champ pour eux.

Il paraît bien que les Gaulois n'ont essayé de lutter ni en batailles rangées ni en campagnes d'escarmouches. Ils ne songèrent qu'à sauver leur vie : les terres découvertes furent abandonnées, et la population s'enferma dans les places fortes.

Les Teutons, après avoir pillé le pa3'^s, essayèrent d'enlever les villes. Mais, comme tous les Barbares, ils n'entendaient rien aux sièges, et ils durent se borner à quelques blocus. Au milieu des campagnes recouvertes d'ennemis, les cités gauloises demeurèrent séparées du monde. On raconta plus tard, de ces

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