‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 116 sur 792 · III. — LA DÉKKNSIVE SUR LE RHIX AU TEMPS D'AGIUPPA · texte numérisé non relu

III. — LA DÉKKNSIVE SUR LE RHIX AU TEMPS D'AGIUPPA

Sur le lîhin, tant que cette conquête parut incertaine', le peuple romain garda la défensive -. Agrippa se borna à repousser les brigandages périodiques des nations de la frontière, Sicambres ou Suèves. Il traversa une fois le fleuve, le premier après César % mais pour eiïraver ces peuplades tracassières, sans arrièrepensée de conquête (38 av. J.-C.?). Sa tâche principale fut d'établir, entre la Gaule et la Germanie, une zone militaire, infranchissable aux invasions*.

Quelques tribus, qui ne demandaient qu'à servir Rome, furent acceptées sur la rive gauche, où les terrains vacants ne manquaient pas. depuis des siècles que Gaulois et Transrhénans abîmaient le pays en se le disputant. Les Ubiens, alliés fidèles de César', furent installés dans la région de Cologne*^, admis

1. Au moins jusqu'après la grande expédition rétique de Drusus et Tibère en 15 av. J.-C. (Dion, LIV. 22l et le vovase d'A2:rippa en Pnnnonie en 13 (LIV. 2S. 1-2).

2. Voici les principaux événements militaires de cette période. — En 39 ou 38 : Ap:rippa chasse des Germains sur l'autre rive et les y poursuit (Dion, XLYUI, 49. 2-3). 11 s'agit peut-être de gens de la Basse Germanie, autour de Cologne. C'est alors sans doute qu'il installe les Ubiens à Cologne (n. 6). — En 30 ou 29 : Carrinas rejette les Suèves au delà du Rhin (Dion. Ll, 21. 6; cf. p. 65). Vers le même temps, entente de Germains [^des Suèves'? cf. t. III. p. 401] avec les Trévires révoltés (Ll. 20. 5; p. 65). Ce nom de Suèves signifie les débris d'Arioviste (t. 111, p. 147-8) et suppose une campagne dans la Haute Germanie, autour ou eu amont de Mayence. — En 25 : je doute que la campagne de Marcus Vinicius pour venger le massacre de marchands italiens établis chez les Germains, se soit passée du coté du Rhin; je crois, plutôt, vers la Rétie (Dion. LUI. 26, 4). — En 19 : Agrippa dut sans doute encore chasser des bandes (Dion, LIV. 11, 2).

3. Aïv-îoo; ôr, 'Pw;jixiwv. Dion. XLVIII. 49. 3. A Bonn'.' (p. 104. n. 3).

4. La plupart des détails de cette organisation ne peuvent être attribués à Agrippa qu'hypothèliquement. Cf. p. 103, n. 6. l

5. T. III. p.' 32i. 333. 401 : cf. t. II, p. 467-8, t. 111, p. 46. '

6. En 38'.' (cf. ici. n. 2): Strabon, IV, 3. 4; Tac, G., 28; Ann.. XII. 27. — Le territoire qui leur fut concédé a dû être pris sur des clients des Trévires. et correspondre primitivement au seul pays de Cologne, entre le coude de Wesseling et Gelduba ou Gellep; le pays et le pont de Bonn restent aux Trévires (Strabon. IV, 3, 4; ici, t. III, p. 400). — Je crois que les Ubiens se sont trouvés établis simplement en face du territoire qu'ils avaient autrefois occupé (t. Il, p. 467-8, t. 111, p. 46 et 401). Leur nouvelle capitale (oppidum ibiorum. Cologne), dont nous igno-

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