Tile-Live. XXII. !l. 2; cf. t. 1. p. 494 et
4. Ea 9, les mesures de précaution furent prises par le légat [en sous-ordre, sub Varo] de Tarmée supérieure de Germanie. L. IS'onius Asprenas, qui devait être resté à Mayence avec deu.v légions (Dion, LVI, 22, 4; Velléius, II, 120. 3). — En 10. arrivée de Tibère et mise en défense du Rhin (Velléius. II, 121, 1; Dion, LVI, 23, 3; 2i, 1 et 0). — Les XVII-XIX" légions massacrées furent alors remplacées en Germanie Inférieure par la I'', la X.X" et la XXT, et la XV' en Germanie Supérieure fut aussi remplacée par la II' (cf. p. lOt), n. .5).;
126 URUSUS, GERMANICL'S, ARMINIUS.
conlre-coup ne s'y fit sentir du désastre de Varus '. Il n'intéressa que la Germanie.
En Germanie, Fivresse de la victoire tombée, peuplades, tribus et familles revinrent à leurs habitudes d'avant la conquête, dont la principale était la discorde. Marbod, ennemi des aventures et comblé de faveurs par Auguste, refusa de s'entendre avec Arminius-, et préféra se tailler un empire au détriment des Germains de l'Oder et de la Vistule ' plutôt qu'au prix de batailles contre les légionnaires. Le Chérusque ne reçut aucun appui des Suèves de la Bohême ou de ceux de la Haute Allemaçrne : le divorce entre les deux moitiés du monde erermanique faisait déjà sentir ses funestes conséquences.
Même entre l'Elbe et le Rhin, Arminius ne fut jamais regardé que comme un chef de guerre, qu'on suivait au moment des batailles, qu'on oubliait ensuite. L'empire des Chérusques n'était point accepté des autres nations. Quelques-unes, celles de la mer, les Frisons et les Bataves, demeurèrent fidèles aux Romains ^ Un chef des Chattes offrit au sénat d'empoisonner leur ennemi commun \ Dans son peuple même et dans sa propre maison, Arminius rencontra les éternelles querelles de familles, pires que des rivalités de peuples : son beau-père et d'autres de ses
1. Toutefois, Yelléius (II, 120, 3) parle de ffcnles cisrliénanes vacillantes : peutêtre Bataves. Sicambres et autres (p. 131 et iù'i). Il parle aussi, aux dates de 9-12, d'émeutes dans la plèbe de Vienne (II. 121, 1). apaisées par Tibère :rien ne prouve cependant leur rapport avec les aiïaircs de Germanie. Dion parle de Tespulsion de Gaulois séjournant à Rome (LVI, 23, 4) : ce qui serait fort étonnant.