‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 160 sur 792 · Tac, Ann., II · texte numérisé non relu

Tac, Ann., II

:l. Ann., II, 26.

4. C'est la longue île où est aujourd'hui le pays de Betuwe (Pline, IV, 101). Ils débordaient sur la rive gauche entre Wahal et Meuse (Tac, H., V, 19; IV, 12). — Ajoutez les Canninèfates, à l'extrémité maritime ou occidentale de cette même île, les Slurii, les Marsacii, peut-être do^ Frisii et Frisiavones, et peut-être même des Ghauques et d'autres, dans toute la région d'îles et de rivages entre le Leck, la mer, l'Yssel et le Zuiderzee (Pline, IV, 101; C. /. L., XIII, II, \k 618-9: ici. t. III, p. 46). Il est possible ((u'on arrive un jour, à l'aide des textes médiévaux, à délimiler plus exactement l'emplacement de chacune de ces peuplades.

132 DRUSUS. GERMÂMCUS, ARMINIUS.

meilleurs de leurs auxiliaires'. Sur la rive droite, le long de la mer du Nord, les Frisons étaient considérés comme des sujets du peuple romain, auquel ils payaient un tribut de peaux de bœufs-. Au delà encore, jusqu'au débouché du Weser, les Chauques ne refusaient pas de fournir des mercenaires ^ Il était visible que les empereurs voulaient demeurer les maîtres sur l'Océan, ne fût-ce que pour en écarter les pirates S et pour installer sur les côtes de fructueuses entreprises de salines et de pêcheries".

Ce n'est qu'aux abords de Xanten que la frontière se rapprochait du Rhin". Mais la rive droite ne fut cependant pas livrée par les Romains à leurs ennemis. Germanicus avait relevé quelques-uns des postes avancés bâtis par son père, et ses successeurs les conservèrent'. Le camp d'Aliso (Haltern). célèbre par sa résistance à Arminius, ouvrait toujours, sur la Lippe, la voie d'accès vers les Sicambres, les Bructères et le pays plus lointain des Chérusques\ Aucun des ponts ne fut supprimé, ni à Xanten. ni à Bonn, ni à Mayence ^ En amont (à Friedbero-?), une forteresse flanquait le Taunus, couvrant et doublant Mayence, surveillant avec elle les routes des plateaux germa-

1. Surtout foinnie cavaliers et nageurs: Tac, H., IV. 12: etc. On ne leur demandait pas de tributs, mais viros annaque. Tac, id.

2. Tac. Ann., IV. 72 : Tacite semble indiquer, à la date de 28, qu'ils étaient "•ouvernés directement par un centurion; l'iine, XXV. 20-1.

3. Tac. Ann., i. 60; 11, 17. J'ai peine à croire qu'on ait laissé des garnisons chez eux (lire ChatLis'? Tac, Ann., I, 38).

4. Les pirateries des Chauques. ancêtres et précurseurs des Saxons, paraissent avoir toujours été redoutées sur les rivages de la mer du Xord: Tac, Ann., XI, 18.

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