‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 17 sur 792 · C'est le mot d'Orose, VI, 12, 1-2; cf. t. III, p. 56G · texte numérisé non relu

C'est le mot d'Orose, VI, 12, 1-2; cf. t. III, p. 56G

16 l'kmpihr 1)I' ukmk i:t de césar.

César achevait celte conquête, l'Empire romain, tiraillé par le sénat et lui, allait peut-être se rompre pour toujours. Nul ne savait s'il serait assez fort pour garder la (iaule, ou la Gaule assez courageuse pour reprendre sa liberté'.

.Mais, si elle devait demeurer partie intégrante de l'Empire, on pouvait affirmer que ce ne serait pas toujours à titre de nation tributaire. Jamais, dans l'histoire de Rome, ces situations respectives de vainqueurs et de vaincus, de ville souveraine et de peuple sujet, n'avaient été de très longue durée. Elles étaient depuis longtemps disparues du Latium ou de rïtalie-, et César venait de les supprimer dans la Gaule Cisalpine, où il n'y avait plus guère que des citoyens romains ^

Ce qui s'était passé chez les Gaulois du Pô, faisait présager le sort de leurs frères transalpins*. Ceux-ci. lors des campagnes de César, s'étaient indignés du sort misérable des Insubres et des Cénomans, esclaves des Itomains '. La vérité était différente. Les Insubres, par exemple, avaient été le peuple le plus puissant de l'Italie gauloise, où son rôle avait ressemblé à celui des Arvernes parmi les Celtes. Mais au temps de César, on commençait, et chez eux et dans leurs villes même, à oublier ce nom d'Insubres, et ce ne sera bientôt plus qu'un souvenir d'érudif'. En son lieu et place, on nomme et on connaît surtout la ville de Milan, Mediolanum, capitale de la nation. Milan est un nom celtique ; mais la ville, places, rues et monuments, rappelle Rome et non Ribracte'. Ses habitants sont d'origine

Page 1