‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 201 sur 792 · II. — LES FOLIES DE CALIGULAi · texte numérisé non relu

II. — LES FOLIES DE CALIGULAi

La jeunesse et la folie de Caligula-, qui vint ensuite, les réveillèrent (37). C'était le dernier des fils de Germanicus; on le disait né chez les Trévires', son nom rappelait la chaussure des soldats, caliga, au milieu desquels il s'amusait dans son enfance'. Avec lui, la grande famille de Drusus reparaît". Et pour tout cola, il est populaire en Gaule, chez les indigènes et dans les camps ^

Il le sait et il en profite. La Gaule l'attire : il ne manque pas d'y venir (39-40), accompagné d'un cortège inouï de rois, de soldats, de femmes, de gladiateurs et d'histrions"; et, une fois à Lyon, il commet mille sottises, mais donne des fêtes superbes ^

une des deux légions de Cologne, la XX"' (cf. p. 136, n. 2). — Comme faits intérieurs : l'importance ([ue reprend alors, semble-t-il. Marseille (Ann., IV, 43 et 44); les nautœ Parisiaci offrent un torques à Tibère, sans doute à Rome, et un monument, élevé à Paris, rappelle et figure la cérémonie (C. /. L., XIU, 3026; Revue des El. anc, 1907, p. 263-4); autel élevé à Tibère par les laniones de Périgueu.x (G. /. L., XIII, 941). Je suppose que Tibère a accordé quelque privilège aux corpora de la Gaule; cf. p. 398. p. 380, n. 1.

1. Fabia, Gauu à Lyon, dans la Revue d'Histoire de Lyon, IV, 190"), p. 274-^:89.

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