L'INSURRECTION DE VINDEX
naires : ses soldats sont des hommes du pays, Arvernes, Eduens, Séquanes, armés à la hâte', et aussi mal que ceux d'Autun lors des journées de Sacrovir-. La ville romaine de Lyon a refusé de le suivre, quoiqu'il soit son gouverneur : en revanche, il reçoit l'appui de la ville voisine de Vienne, où vit le souvenir des Allobroges\ Au dire des gens de Rome et des officiers de Germanie, ces images d'un empereur improvisé ne font que dissimuler un nouveau réveil de la Gaule d'autrefois^; et je crois bien qu'ils ont raison.
Elle se réveillait d'ailleurs avec ses éternels défauts, la jalousie et l'irréflexion ^ Une partie des cités refusa son concours au légat, moins par fidélité à Néron que par haine des peuples qui soutenaient Vindex. Entre Vienne et Lyon, c'était échange de rancunes et de menaces''. Les nations du Nord-Est, Trévires et Lingons entre autres % se gardèrent bien de s'entendre avec celles de la Loire. L'affaire se présentait assez mal pour Vindex et ses Gaulois : il eût fallu attendre, s'organiser, négocier. Mais ils se hâtèrent, enseignes déployées, de marcher à l'aventure contre les légions de Germanie ^
11 se produisit alors la manœuvre prévue depuis Auguste