T. lY, p. 90-3 et 84-5, p. 4.32 et s
4. T. II, p. 437 et s., p. 543 et s., t. 111, 132-3, p. 484-8.
Il est vrai que les Gaulois ne menacèrent point Rome, mais Néron. Cependant, ils portèrent à la majesté de l'Empire un coup plus rude que s'ils avaient voulu la liberté, et non pas un nouveau prince. Ils firent apparaître pour la première fois le droit des provinces à choisir la maître du monde ; ils ravirent ce droit au sénat, au peuple et à l'armée, aux représentants de la cité stiuveraine; ils ouvrirent la première brèche dans les murailles sacrées de la ville. Ce fut alors une stupeur, a dit un contemporain, que « de voir divulgué le vice secret de l'Empire, que Rome ne serait plus seule à faire les empereurs » '.
On eut beau étoutfer très vite la révolte : le mal était fait. Après les provinces, ce sont les armées qui entrent en scène. Celle d'Espagne, d'accord avec les. indigènes, proclame à son tour Galba-; la garnison de Rome l'accepte; Néron disparaît ^ Et le nouvel empereur traverse la Xarbonnaise pour prendre possession de l'Empire \
Même vaincue devant Besançon, la Gaule l'emportait donc". Galba lui était cher ^ Il devait aux Celtes d'avoir lancé son nom dans le monde, au coq gaulois de l'avoir annoncé le premier, comme on eût dit à Rome en jouant sur le mot gallifs'.
Il ne fut point ingrat à leur endroit. Le chifTre du tribut fut diminué, le droit de cité largement distribué \ Des familles
1. EvuUjaio imperii arcano, posse principeiii alibi quain Romœ fieri; Tac, //., 1, 4.