‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 276 sur 792 · Aoiiduin licloria, Jam discordia · texte numérisé non relu

Aoiiduin licloria, Jam discordia

D'ailleurs, Classicus, ses légions et son Empire, ne pouvaient leur inspirer qu'une médiocre synipathie : cet Empire avait pris naissance dans les camps, il serait à la merci d'une soldatesque; et l'assemblée de Reims, composée d'hommes pacifiques, issue des bourgeoisies municipales, hésita sans doute à confier les destinées de leurs villes à ces généraux d'occasion. Enfin, derrière Classicus, il y avait Civilis et ses Bataves : qui sait s'il ne faudrait pas, de guerre lasse, se remettre tous entre ses mains, comme jadis entre celles d'Arioviste? Discordes, tyrannies, et les Germains à la fin, toutes les misères du passé, voilà ce qui attendait la Gaule. Gomme on était plus heureux sous le double abri de Rome et de César!

L'opinion presque unanime fut donc de s'abstenir. On applaudit vigoureusement les belles paroles du Trévire Valentinus. Mais, au vote, on suivit le conseil d'Auspex, l'orateur des Rèmes '.

La décision prise fut écrite aux cités insurgées. On leur enjoignit d'obéir à Rome, et l'ordre qu'on leur envoya fut signifié « au nom des Gaules » - (mai 70).

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