IV
12. En avant, la XXI', la fameuse Rapax, l'ancienne légion de Windisch (p. 18' n. 6), par le Grand Saint-Bernard?, et de la par son ancien camp, qu'elle réo(
commandées par un des meilleurs légats du nouvel empereur, Cérialis, général prudent, beau parleur, politique avisé. Il mena de front les batailles, les négociations et les discours ^ Devant lui, Tutor recule, abandonne Mayence -, se laisse battre sur la route de Trêves ^ et découvre la orande cité.
Trêves était la ville de Classicus. Les deux légions insurgées y tenaient garnison. Elle avait applaudi à l'Empire des Gaules. Ses sénateurs et sa noblesse l'acceptaient avec enthousiasme^. Son délégué à Reims, Valentinus, s'était fait l'orateur de la liberté'. Pendant ces quelques semaines, elle parut la capitale de cet Empire : ce qui fut sans doute son ambition secrète ''.
Au voisinage de Cérialis, les espoirs se dissipèrent. Il ne resta plus à Trêves que de la honte et de la crainte. Les deux légions parjures à Rome s'épouvantèrent les premières^ à la pensée de tant de serments prêtés et violés depuis trois ans : elles proclamèrent Vespasien à la hâte, et s'enfuirent ensuite à Metz, afin de se tenir à l'écart des batailles civiles". Cérialis ne rencontra devant lui que Valentinus, qui défendit vaillamment,
cupe. Puis, la VI 11% la XI"*, la 11% par le Petit Saint-Bernard et le Genèvre. D'autre part, la XIV" revient de Bretagne (p. 107, n. 1), la VP et la X" viennent d'Espagne. Tac, H., IV, 68. A ce moment ou peu après, la P" {Adjulrix) vint également d'Espagne (cf. p. 458, n. 4}. On croit aussi à une autre légion (la XlIP? la VIP?), amenée d'Italie. Cf. Ritterling. De Icgione Ronianorum X Geinina, 1885, Leipzig, p. 37 et 67, et Westd. Zeitsckri/t, Xll, 1893, p. 105 et s., et bien d'autres.