‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 285 sur 792 · LA PAIX AVEC LA GERMANIE · texte numérisé non relu

LA PAIX AVEC LA GERMANIE

du littoral', il eut la hardiesse d'équiper une flotte sous les yeux mêmes des Romains-, il ne laissa aucun répit à son adversaire, et il réussit un jour à lui enlever sa galère amirale, qu'il expédia à Yelléda la prophétesse\ Mais les charmes de la Germaine n'étaient plus de secours en ces circonstances : Civilis se trouva enfin enfermé dans l'île, lui, ses Bataves, Tutor, Classicus et cent treize sénateurs tré vires*.

A tous, il manqua le courage des résistances désespérées. Les négociations commencèrent'. Cérialis les conduisit avec son habileté ordinaire, et les étendit, semble-t-il, jusqu'aux Bructères de Yelléda et aux peuples de la Germanie indépendante ^ Il ne voulaitpas seulement la soumission des révoltés, mais la paix du côté barbare. Une entrevue avec Civilis, sur un pont du Rhin", régla les derniers détails. Les Bataves et les Frisons reconnurent à nouveau la majesté du peuple romain ou rentrèrent sous la loi de la province. Les peuplades indépendantes, Ghauques, Tenctères, Bructères et autres, promirent sans doute de respecter la frontière ^ Après l'Empire des Gaules, c'était l'Empire de Germanie qui disparaissait à son tour.

durum (Nimègue?), Gnnnes (Druten?), Vada (en aval de Dreumel? Rossum?). Efforts de Civilis pour enlever ces postes. Tac, V, 19-21.

Page 1