‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 287 sur 792 · XVI. — CAUSES DU TRIOMPHE DE L'EMPIRE ROMAIN · texte numérisé non relu

XVI. — CAUSES DU TRIOMPHE DE L'EMPIRE ROMAIN

L'Empire romain l'emportait une nouvelle fois sur la Gaule, .sur la Germanie, on peut dire sur le monde entier ', qui, depuis vingt mois, s'était acharné contre lui. L'unité humaine, la double souveraineté de Rome et de César-, restaient victorieuses de toutes les causes de destruction qui les avaient combattues : revanches nationales, jalousies d'armées, haines entre les cités, ambitions des hommes, convoitises des Barbares d'à côté.

Il suffit de relire le récit des faits pour comprendre les causes qui ont rendu la paix à la terre.

La principale est la force et le prestige que gardèrent toujours les éléments centraux de l'Empire. L'union matérielle des provinces fut rétablie à la fin par l'armée du Danube, campée au beau milieu du monde'. L'union morale ne fut jamais rompue. A travers les pires discordes, les hommes de l'Empire ne cessaient pas d'aspirer à son éternité^. Rome en fut toujours l'unique et divine capitale : la première pensée de Yindex, de Galba, de Yitellius, de Vespasien, s'est dirigée vers la ville

peut-être de l'YsscI demeurèrent fortement occupés : Vechten près d'Ulreclit, Arentsburg dans Voorburg près de la Haye, Roomburg près de Leyde, Katwyk sur la mer, Egmond plus au nord encore (G. /. L., XIII, 8807-29), pagus Vellaus, le pays de Veluwe? (C. /. L., Vil, 1072); cf., avec des réserves pour certaines de ces stations, Holwerda, Die Rœmer in Holland (dans IV. Bericht der Rœm.-G. Kominission de 1008. p. 81 et s.). — La situation des Frisons est plus incertaine : Tacite ne dit pas qu'ils fissent partie de l'Empire (G., 34); toutefois, il y a encore des Frisii dans l'armée romaine (Bang, p. 100), mais originaires peut-être de l'ouest du Zuiderzée".' (cf. p. 131. n. 4); j'ai cependant peine à croire que la rive droite de l'Yssel et du Zuiderzée n'ait pas été replacée sous la surveillance de Rome. — Un centurion de la VI" paraît avoir été chargé de rétablir l'ordre sur les rivages des Morins et des Ménapes (cf. p. 204, n. 1 ; C. /. L., XIV, 3!)0-l). — Le règlement définitif parait avoir été soumis à Domitien, envoyé dès la révolte des Gaulois à Lyon avec Mucien. mais que la rapide victoire de Civilis empêcha de pousser jusqu'à la frontière (Josèphe, De b. J., VII, 4, 2; Suét., Dom.,2; Tac, H., IV, 68, 8o-C; Frontin, IV, 3. 14). Cf. Fabia, Domitien à Lyon, dans la Revue d'Histoire de Lyon, IV, 1903, p. .'1-20.

1. C'est le mot des Bataves (V. 2.5) : Totiiis orbis scrvitium.

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