‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 305 sur 792 · T. II, p · texte numérisé non relu

T. II, p

4. C'est pour cela, entre autres motifs, que j'hésite beaucoup ii voir dans Vindex, comme le fait Mommsen (p. 179, n. 7), le dernier des républicains.

5. C'est le cas du Narbonnais Voliénus Montanus (cf. p. 178, n. 2), relégué sous Tibère, en 25, dans les îles Baléares, ob contumelias in Cœsarem dictas (Tac, Ann., IV, 42). Encore fut-il accusé par ses compatriotes, a colonia Narboncnsi (Sénèijue, Controv., VII, 3, 12).

6. Aucune trace d'opposition, d'ailleurs, a Marseille mémo. On ne peut faire entrer ici en ligne de compte les Italiens exilés ou en séjour à Marseille (Tac, Ann., lY, 43; XIII, 47; Sénèque, De clem., I, 15, 2; peut-être Pétrone, Sidoine, Cannina, 23, 155-0; cf. Hirscbfeld, Sitzunysb. de l'Acad. de Vienne, pldl.-hist. Cl., cm, 1883, p. 281).

fluentS ou ceux du sénat et du peuple romain, comme sur l'autel municipal de Xarbonne-. Mais la chose est très rare, et même, dans le langage courant, l'autel du Confluent est connu sous le nom d"« autel de César » ou « d'Auguste » ^

On s'attendrait à trouver les noms des consuls et du sénat sur les monuments de la Gaule Narbonnaise, dont le gouvernement avait été réservé au peuple romain '. Ur, non seulement toute trace visible de l'ancien régime a disparu du pays, mais le nouveau s'y étale avec une complaisance qui ne se montre même pas dans la Gaule Chevelue. Sur cette voie Domitienne qui était la plus belle œuvre des proconsuls de la République '% les innombrables bornes milliaires ne présentaient aux voyageurs de l'Occident que les noms d'Auguste ou de Claude ^ L'origine sénatoriale de Narbonne est eiîacée par le souvenir des vétérans que César y a établis". Toutes les colonies voisines portent son nom ou celui de son fils^ Prêtres et sanctuaires y abondent à la gloire de la maison divine \ A Nîmes, ce sont des remparts et des portes qui perpétuent la mémoire d'Auguste ' ', des images consacrées à Tibère ", la « Maison Carrée » qui s'élève en l'honneur des petits-fils d'Octave, « princes de la Jeunesse » ''.

2. G. /. L., XII. 4333. Encore csl-ce le seul texte de ce genre; la présence des noms senatus populusque Bonianus, du reste, est là pour la forme, placés toujours après ceux d'Auguste et de sa lignée, et les seuls anniversaires célébrés devant cet autel sont ceux de la vie impériale. — C. /. L., Xlll, 1194 (à Bourges) : Pro salate ■ Cœsarum et populi Ronuini, sous Caligula. — Un exemple tardif sous Gordien (p. 555, n. 7).

Page 1