T. III, p. 282, 579 et
0. César explique leur désertion par la découverte de fraudes qu'ils auraiei-.t commises (De b. c, III, oO-GI). Mais il rappelle plus loin les liens qu'ils avaient avec les soldats de Domitius, una in Gallia bella gcsserant (III, 79, 0).
G. De b. c, II, 40, 1 : cavaliers gaulois formant la garde de Juba: 111, 79, G : exploratorcs Doinitii, qui ont servi en Gaule; Lucain, VII, 231 : dans l'armée de Pompée à Pharsale. Cf. t. III, p. 116. et ici, n. 5.
7. En outre, peut-être, ceux que César avait envoyés en Orient lors de son proconsulat (Suét., César, 2i>, i ; t. 111, p. 413) : ce serait le cas des Galli Germanique Gubiniani que Gabinius, en 33, avait installés à Ale.xandrie pour la garde du roi d'Egypte {De b. c, III, 4, 4); sur ceux-ci, cf. Ad. J.-Heinach, Revue des Et. anc, 1911, p. GO et s. — Ajoutez les tran5ru2;es (ici, n. 3; De b. Afr., 40, 3; Macrobe, II, 3, 8).
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suivi Doniitius dans le camp du sénat', et, comme les Gaulois lui avaient obéi autant qu'au dictateur-,' il trouva sans peine le moyen d'attirer à lui des hommes, amis ou mercenaires ^
Il arrivait parfois (|ue les Gaulois des partis rivaux se rencontrassent aux avant-postes, entre deux batailles. Cela advint, un jour, durant la guerre d'Afrique. Celtes et Germains de César et de Labiénus firent alors trêve deux-mêmes, et s'entretinrent de propos d'amitié *. 11 n'en fallut pas moins, quelques jours après, que les deux troupes se combattissent. Elles se chargèrent avec leur ardeur naturelle, et, des deux côtés, les morts furent nombreux. Le dictateur, selon son habitude", vint ensuite regarder le champ de bataille, et il fut émerveillé à la vue de ces corps de guerriers, grands et beaux, dont la plaine était jonchée, et qui s'étaient enlre-tués au nom de Rome ou de César".
Ce n'était pas seulement par la guerre civile que les Gaulois faisaient leur apprentissage des besognes romaines. Déjà, dans leur pays, César avait introduit quelques-unes des institutions qui tendaient à les rendre semblables à tous les sujets de l'Empire. — Nous avons signalé les deux principales : le tribut et le service militaire'.
Comme domaine du peuple romain, la Gaule conquise par