LE COLLEGE TIENT DE LA CITE ET UE LA FAMILLE
iiiOf/islrl\ des intendants ou « curateurs », curatores-, et, en outre, si elle était d'importance, des fonctionnaires de moindre rang, « questeurs » " ou autres. Elle obéissait à un règlement ou « loi y>'\ elle possédait un lieu de réunion ', un capital, des biens meubles et immeubles '. et elle pouvait élever des monuments sur les places publiques \ Les plus riches avaient des édifices affectés à leurs affaires', des esclaves ^\ des aftVanchis", des comptables, des chefs de bureaux, une nombreuse
1. XIL 3356, 719, 1S14, 733, 3351. 3637, 738, 68, 2754, 1911; XIII, 1550. Peutêtre surtout au nombre de deux, sans doute surtout annuels et souvent renouvelables (XII, 733, 3351). — On a supposé douze magistri dans un collège à demi servile de Toulouse, seul connu en Gaule avant l'Empire (XII, 5388). — Les quinquennales, ou magistri nommés pour cinq ans, sont assez rares en Gaule : seulement chez les dendrophores de Lyon, et encore là quinquennalis perpctuus (XIII, 1752, inscription tardive, comme toujours lorsqu'il s'agit d'honneur dit perpetinis, cf. p. 344, n. 2 et 4).
2. Xll, 730, 982, 4107; XIII, 1954. 1961. Charge annuelle, renouvelable, et peutêtre donnée à un seul. Il est possible que, dans les moindres collèges, le curator ait tenu lieu du ■< maître >•. La coexistence des magislrl et des curatores dans un même collège me parait jusqu'ici une chose fort rare, du moins en Gaule. — Il arrivait que le même personnage fût pris comme curator par plusieurs collèges (XII, 4107), mais alors, je crois, comme honoratus (p. 392, n. 9).
3. Chez les négociants en vin, les/((6rj et les dendrophores de Lyon (XIII, 1954, 1978, 2026). Chez les esclaves des mines impériales, qui étaient sans doute très nombreux (XIII, 1550) : c'est le seul collège de la Gaule qui soit groupé en décuries, dont les chefs, decariones, forment une sorte d'ordo dirigeant la corporation.