‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 554 sur 792 · VI. — LE CONSEIL DES TROIS OVULES' : LES PRÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

VI. — LE CONSEIL DES TROIS OVULES' : LES PRÉCÉDENTS

L'État romain allait-il appliquer aux autres provinces gauloises ce régime de l'unité religieuse et d'une assemblée commune? Ne serait-ce point un danger dans ces pays récemment soumis, vibrant toujours au souvenir de l'indépendance, fidèles aux habitudes qu'elle leur avait données?

Or, non seulement Auijuste accorda à la Gaule Chevelue les mêmes droits qu'à la Xarbonnaise, mais il fit plus encore en sa faveur : ce qui est pour l'historien un sujet de surprise et d'admiration'.

A faire comme en Xarbonnaise et dans le reste de l'Empire, il eût fallu créer un conseil et un prêtre en Belgique, en Celtique, en Aquitaine, les trois provinces de cette Gaule Chevelue; et c'eût été un excellent mo^^en de leur donner à chacune plus de liberté, et de leur faire plus vite oublier à toutes l'antique unité de la nation et de l'Empire gaulois. — Au lieu de cela, c'est le cadre même de cet empire qui fut solennellement rétabli. Celtique, Belgique. Aquitaine, restèrent comme provinces ou divisions administratives, chacune avec son gouverneur, sa métropole, ses bureaux, mais sans assemblée ni prêtrise générales. L'unité religieuse et morale, la personnalité de nation fut constituée par « les Trois Gaules » ' réunies en un seul corpg sous ce nom, formant une fédération unique de soixante cités : et ce fut ce corps qui reçut son conseil, son grand-prêtre, son

1. P. 42o, n. 3, pour la hibliog:rapliie; en outre ; Aug. Bernard, Le Tcmplr (V Auguste et la Nalionalité gauloise, Lyon, 18G3; Hirschfeld. C. /. L., XIIl, 1, 1899, p. 227 et s.; le même. Soc. nat. des Antiquaires de France, Centenaire, 1904, p. 211 et s. (Le Conseil des Gaules).

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