‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 56 sur 792 · T. II, p · texte numérisé non relu

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2. Cf. ici, n. .3; monnaies d'Octave au nom de Copia (Cab., n°* 4665-84); corne d'abondance figurée sur la plus ancienne monnaie lyonnaise (Blanchet, Traité. p. 427, pi. 3. n° 24); etc. Le surnom de Félix disparut de très bonne heure.

3. 11 pourrait se faire, cependant, que ce nom fût la traduction ou l'interprétation de celui d'une divinité indigène, de même que la Victoria romaine adorée à Camulodunum de Bretagne (cL R.-E. de Wissowa, III. c. 1449) parait l'équivalent d'une grande déesse indigène (Dion. LXII, 7. 3; cf. t. Il, p. 122. n. 3). Dans ce cas. je croirais volontiers que la Copia de Lyon (cf. n. 2) rappelle la Terre ou la Terre-Mère (cf. t. Il, p. 123), dont le culte paraît avoir été fort développé à Lyon, au moins plus tard (C. /. L.. XllI. 1751 et s.). — Il y a certainement un lieu entre ce nom de Copia, la corne figurée sur la monnaie lyonnaise et la représentation d'Hercule sur cette même monnaie (ici. n. 2). la corne étant un des attributs de l'Hercule classique. Mais il serait aussi possible que le choix de ce (lieu ait été déterminé par quelque culte local (sur l'Hercule gaulois, cf. t. II. p. 145). — L'hypothèse contraire a été faite, que Munatius aura voulu honorer Hercule, le dieu de Tibur. la ville de sa famille (Willers, Xumism. Zeitsckrift de Vienne, 1902, p. 74-5). — Au surplus, il est possible qu'il ait voulu concilier l'un et l'autre, l'Hercule de son pays et un Hercule local.

4. Cela résulie de Dion, XLVI, 50, 4: cf. t. III. p. 122. n. 6. et p. 142.

5. Cela résulte de ce ([ue dit Tacite. //.. I, 65 : Se (Lyon) parteni excrcitus. des nombreuses épitaphes de vétérans, d'ailleurs postérieures, trouvées à Lyon (C. /. L., XIII. n"' 1828-1909), et du fait que Plancus. lors de la fondation, songeait à établir (juelques-uns de ses soldats (Gic. Ad fam.. X. 22. 2; 24. 2).

G. Peut-être aussi religieuse, si l'on admet un ancien lieu sacré soit à Lyon (n. 3) soit au Conduent (p. 434-5).

7. Cf., sur lui ; de Klerck. Diss.... de L. Munatio Planco, Utreeht, 1855; Kleijn, Diss. lia. de L. et T. Munatiis Plancis, Leyde, 1857;Jullien (p. 42. n. 2); Sta'helin, M. PL, dans Basler Biographien, I, 1900; Drumann, Geschichtc Roms, IV, 2' éd., par Groebe, 1908. p. 223 et suiv.

confia le proconsulat de la Gaule Chevelue'. C'était alors, sans contredit, le gouvernement le plus important de l'Empire, celui qui devait garantir au dictateur, pendant ses dernières conquêtes, la sécurité de l'Occident.

Plancus se trouvait à son poste lors des guerres civiles qui suivirent la mort de son chef-. Il se montra un homme fort avisé, bon observateur des faits et des gens, patient, prudent \ ayant le flair des situationsS désireux sans doute de richesses et de faste, mais dénué des vastes et criminelles espérances qui germaient alors chez Antoine, Lépide et Octave : il sut comprendre qu'il n'avait point l'envergure d'un héritier de César. D'autre part, malgré son amitié pour Cicéron% il ne crut point que la liberté pût être restaurée. Alors, il se laissa vivre, passant d'une alliance à l'autre % cherchant l'homme qu'il jugerait le plus capable de rendre la paix au monde, et, jusqu'au moment de s'en remettre à cet homme, faisant son devoir de proconsul". Et cette « mauvaise foi de Plancus », que ses ennemis ont rendue fameuse % n'était peut-être que fidélité au peuple romaine

Son premier soin, en arrivant en Gaule, fut de s'assurer le concours des cités et des chefs '". Des largesses, des conces-

1. 11 est certain que Plancus a gouverné la Gallia Comata tout entière; Suétone, p. 289. Roth; Jérôme, l. c: Dion. XLYI. 29. 6: Cic. Phil., V, 2, 5; Appien, III. 4G, 190. Ici. p. 43. n. 1.

2. Je ne crois pas qu'il eût déjà pris possession de la Gaule au moment où elle apprit la mort du dictateur (mars 44) : elle était encore gouvernée par Hirtius (cf. p. 42, n. 3). Plancus dut arriver sur ces entrefaites, peut-être assez tard dans l'année (Cic. Ad fam., X. 8. .3). — II prit, quoique simple prétorien (cf. t. III, p. 98. n. 3), le titre de proconsul (Fastes triomphaux, C. /. L., 1. 2" éd., p. 50). — On cite C. Furnius comme son légat (Cic, Ad fam.. X. 8, 5).

3. Cela est déduit des faits de sa vie: cf. Cic, Ad fam., X. 3.

4. On lui reprochait nimis servire temporibus (Cic. Ad fam.. X. 3. 3).

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