L ORGANISATION DU CONSEIL
Elle se renouvelait, je crois, très souvent : car il semble que le mandat de député fût annuel, comme la plupart des honneurs municipaux et publics des cités gauloises et de FEmpire romain'.
Un de ces délégués remplissait la fonction suprême de « prêtre à l'autel de Rome et d'Auguste » -, qui faisait de lui « le roi des cérémonies », c< le prince » ou « le premier de la Gaule », ainsi qu'aurait dit Jules César* : elle ne durait qu'un an\ et peutêtre même que le temps sacré de l'assemblée et des fêtes. C'est lui, j'imagine, qui dirige l'office à l'autel, ordonne les jeux, préside les séances du conseil. Choisi par ses confrères, il est pris d'ordinaire parmi les représentants des cités les plus importantes : ce qui fut pour elles une manière d'exercer le principat, cause de tant de luttes à l'époque de l'indépendance '. Le premier qui reçut la prêtrise fut, en ellet, un Eduen^ citoyen de cette nation à laquelle Rome et César avaient voulu assurer la primauté dans les Gaules". Puis, l'honneur passa à d'autres cités, et finit par arriver aux moins notables".
On se demandera pourquoi le prêtre des Trois Gaules, à la différence de celui de la Narbonnaise, s'appelle sacerdos, et non pas « flamine »'. — La réponse est facile à faire, et montre