‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 572 sur 792 · Cf. p · texte numérisé non relu

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une nouvelle fois quel respect les hommes dTtat ont conservé pour les traditions indigènes. Le flamine, c'est un prêtre de nom et de rituel romains, et il convient à la Narbonnaise,. entièrement faite de cités latines : il eût été déplacé dans la Gaule Chevelue, où il n'y avait guère que des cités de droit pérégrin. Mieux valait donner à son grand-prêtre le titre vague de sacerdos, que les Gaulois pouvaient traduire à leur manière : César n'avait-il pas désigné ainsi les druides eux-mêmes^?

On ne sait rien des rites suivant lesquels se déroulaient les cérémonies et les sacrifices devant Fautel impérial. Certains indices font supposer qu'ils n'étaient point tous conformes au mode latin : il y a, dans l'ornementation de cet autel, des figures ou des emblèmes que la religion romaine n'explique pas, et qui doivent venir de traditions indigènes ou du cérémonial druidique-.

Culte et assemblée, bâtisses, fêtes et jeux, nécessitaient de grands frais'' et un nombreux personnel. Le corps des Trois Gaules avait son budget propre ^ qu'alimentaient deux sortes de ressources : des fonds de concours provenant des cités % les revenus de biens domaniaux appartenant au conseils Pour

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